Les hôteliers et restaurateurs sont optimistes quant au redressement du secteur touristique cette saison.

Le second semestre de l’année s’annonce favorable pour le tourisme et l’hôtellerie. Selon les données émanant de la Fédération des hôteliers et restaurateurs de Madagascar, le taux de réservation dans les hôtels varient entre 50 et 60 % pour les périodes juillet-août et novembre-décembre.
« Les perspectives du second semestre montrent une certaine amélioration. D’après les informations qui émanent des opérateurs hôteliers de la capitale mais aussi des régions, ces derniers ont atteint en moyenne 50 % de leur quota pour la période juillet-août », indique Eric Koller, président de la fédération. C’était hier lors de l’Assemblée générale de la Fédération qui s’est tenue à l’hôtel Colbert.
Soutien de l’État
Nosy Be, Sainte-Marie, le circuit Sud mais aussi la région Sava sont les destinations les plus prisées. « Depuis le mois de mai, une certaine reprise a été constatée dans la Sava en matière de tourisme. Avant nous étions tributaires de la coupure de la route entre Diego et Sambava ainsi que des perturbations des vols de la compagnie Air Madagascar », explique pour sa part Claude Andréas, un opérateur hôtelier de la région Sava. « Maintenant nous constatons une amélioration sensible un taux d’occupation qui s’affiche entre 30 et 40% et de nouvelles réservations qui dépassent les 60 % à partir du mois d’août », ajoute-t-il.
Les opérateurs misent sur l’image positive de la destination Madagascar sur le marché international pour maintenir voire améliorer ce taux de réservation. « Le secteur tourisme a été fragilisé par la crise, mais il faut toujours démontrer que le secteur tourne. L’image du pays doit être soignée », affirme Eric Koller. « Nous espèrons que les derniers évènements n’entraînent pas des annulations », escompte pour sa part Claude Andréas.
Malgré cette légère reprise, les hôteliers demandent toujours le soutien étatique notamment dans la détaxation des matériels, compte tenu du renouvellement des équipements endommagés durant la crise à cause du ralentissement des activités. D’ailleurs, ils attendent encore le remboursement de la TVA sur les travaux d’extension et de construction réalisés dans le cadre du sommet de l’Union africaine en 2009, et la minimisation des contrôles fiscaux.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4620 du 22-05-2010