Madagascar dispose d’un trésor, mais il est méconnu et inexploité par les Malgaches. Ce sont les huiles essentielles à base de plantes surtout endémiques au pays. Pourtant, c’est très prisé sur le marché international en tant qu’alternative aux médicaments dont certains commencent à avoir une résistance aux virus et bactéries, a expliqué Jean-Claude Ratsimivony, le PDG de l’Homéopharma lors d’une conférence de presse à l’hôtel Panorama la semaine dernière. Il s’agit, entre autres, de Ravintsara, de Vahona et de Cannelle dont un flacon de 10ml peut coûter entre 1 à 2,5 Euros à l’export. Et peu de patients font recours à ces plantes médicinales même si c’est plus économique que les médicaments importés. « Les huiles essentielles malgaches, médicaments de la médecine du futur » était ainsi le thème présenté par l’Aromathologue, Dr Dominique Baudoux, PDG du groupe PRANAROM International, pour sensibiliser les médecins, les pharmaciens et bien d’autres acteurs. En effet, Homéopharma vient de nouer un partenariat avec ce groupe présenté en France et en Belgique, en vue de faciliter la pénétration des huiles essentielles malgaches sur le marché international. La production et la traçabilité des produits à base de plantes médicinales seront en fait assurées, sans oublier le respect des normes internationales. Bref, c’est une filière rentable et créatrice d’emplois mais une protection de l’environnement et une replantation s’imposent avant leur exploitation pour éviter la disparition des plantes endémiques de Madagascar.

Extrait Midi Madagasikara – Mardi 04 Mai 2010