Une soixantaine d’opérateurs touristiques de la ville de Mahajanga ont répondu à l’invitation du directeur régional du tourisme et de l’artisanat de Boeny, Manombomila, et du directeur de l’office régional du tourisme Boeny, Toky Armel Ranjatonantenaina, la semaine dernière à l’Hôtel de Ville de Mahajanga. L’ordre du jour concernait l’assainissement mais surtout la relance du secteur tourisme à Mahajanga lequel doit être aussi renommé que celui de Nosy Be. Aussi, ces deux premiers responsables administratifs du tourisme ont-ils fait part de leurs démarches qui consistent à recenser tous les établissements exerçant réellement dans le secteur tourisme dans un premier temps ; de les inciter à adhérer à l’ORTB (Office régional du tourisme de Boeny) et de s’acquitter par la suite des vignettes touristiques et de leurs droits d’adhésion annuelle.

« Le recensement des sites touristiques ainsi que l’amélioration du système d’information des guides locaux sur ces sites sont également en cours », annonce le directeur de l’Office du tourisme de Mahajanga. Selon toujours Toky Ranjatonantenaina, un bon nombre de chefs d’établissement s’abstiennent volontairement de régler leurs vignettes touristiques. « C’est une attitude que nous avons observée chez certains hôteliers étrangers depuis quelques temps », déclare-t-il.

Il explique alors qu’un hôtel 3 étoiles doit payer à l’ORTB une vignette touristique de Ar 5000 par nuitée par client, et de cette somme, Ar 2500 seront versés à Office national du tourisme à Antananarivo. « Avec ce budget, l’Office national du tourisme entreprendra des démarches de marketing en faveur du domaine touristique de cette région payante », poursuit-il. « Le reste, c’est-à-dire, Ar 2500, entrera dans la caisse de l’ORTB bénéficiaire et lui servira de fonctionnement pour s’activer ensuite dans le projet du tourisme local » précise toujours ce responsable.

Pour promouvoir la destination Mahajanga, l’élaboration de brochures de marketing et de publicité des attraits touristiques ainsi que les établissements d’accueil de la région, est en cours, apprend-on. Par ailleurs, le partenariat avec les centres de formation professionnelle du tourisme et des activités parallèles tels que l’EMTH ou encore l’INFOTOUR redémarre. Une convention est conclue pour le renforcement de formation de 60 guides locaux qui seront disponibles d’ici peu avec l’INFOTOUR.

Le DRTA, Manombomila conclut avec le côté sécurité. Un sujet que ces deux directions ont travaillé avec la Police de la migration et les forces de l’ordre de la Ville au sein du Comité de gestion de la sécurité de la ville. En effet, il a expliqué la nécessité de l’utilisation des fiches de registre de la police. Une séance de formation sur l’utilité de ces fiches et sur l’approche des clients pour l’établissement de ces fiches a été organisée à la Chambre de commerce et d’industrie au bord de la mer sous l’initiative de la Police de la migration ainsi que de l’ORTB et de la DRTA.

Faly R., gérant de l’hôtel-restaurant Les Roches Rouges, très côtoyé aussi bien par les étrangers que par les résidents depuis sa rénovation, s’est déclaré satisfait de cette démarche entreprise par ces directions du tourisme. « Le rassemblement dans une fédération des opérateurs touristiques qu’on vient de créer a répondu en grande partie à notre attente », dit-il. Pour cet opérateur, la promotion du tourisme à Mahajanga n’est pas seulement l’affaire de l’ORTM et de la DRTA. « Il nous appartient d’avancer des plans stratégiques et rentables pour nous et à ces deux directions de les coordonner administrativement pour qu’ils aient des impacts équitables et bénéfiques et aux opérateurs et à l’État Malagasy en général » conclut-il.

Extrait Madagascar Tribune – mercredi 28 avril 2010