Des espèces marines comme le concombre de mer, le requin, la tortue de mer et des poissons sont surexploitées.  

Environ 270 espèces de coraux ont été recensées dans le Nord Est de Madagascar avec une très haute densité de trois coraux endémiques de l’Océan Indien occidental et une modération de leur blanchissement. C’est le premier bilan d’évaluation rapide de l’état de la biodiversité marine lors d’une expédition effectuée par une équipe de 8 scientifiques nationaux et internationaux, 20 jours durant. Ce n’est pas tout ! Les côtes du Nord Est de l’île peuvent être une niche des espèces marines pour toute l’Afrique de l’Est, outre la découverte de nouvelles espèces après des études approfondies, a annoncé Ando Rabearisoa, coordinatrice du programme marin au sein de Conservation Internationale, lors d’une conférence de presse hier à l’hôtel Ivotel à Ambohidahy.

 En très bon état. Ces experts ont étudié 30 à 35 sites de récifs coralliens et d’herbiers entre la baie d’Ambodivahibe et Vohémar. Dans 26 sites, 68 espèces d’échinodermes, des indicateurs de condition de dégradation ou non des sites, ont été inventoriés, sans compter les 302 espèces de poissons y compris l’espèce vulnérable protégée par la CITES qu’est le « Napoleon fish » dont la régénération est assurée. En fait, ces récifs coralliens sont en très bon état avec une couverture de toutes tailles et résistent encore au phénomène de changement climatique, a-t-on évoqué. La présence de nombreuses espèces d’algues au nombre de 91 dont 42% des algues rouges servant également d’indicatifs aux conditions naturelles des récifs, témoigne aussi, de la plus grande diversité d’herbiers fournissant l’habitat et la nourriture pour plusieurs espèces marines. On peut citer entre autres les poissons, les crevettes et les échinodermes comme le concombre de mer, qui ont une grande valeur commerciale.

Espèces surexploitées. A part ces atouts, une influence des courants d’eaux au départ du centre de l’Océan Indien, soit près des Seychelles apporte des larves de toutes espèces marines qui remontent vers le Cap d’Ambre, a évoqué Ando Rabearisoa. Ces larves forment une biomasse de poissons et d’invertébrés et se développent dans ces récifs coralliens qui constituent leur zone de ponte et de reproduction. La destruction de ces récifs par la pression de la surpêche, entre autres, pourrait ainsi compromettre la production des espèces marines pour toute l’Afrique de l’Est, a-t-elle poursuivi. Notons que les concombres de mer, les requins, les tortues de mer et certaines espèces de poissons sont les plus exploités sur les côtes  Nord Est de Madagascar. Un plan de gestion de ces ressources marines est en vue, a-t-on conclu.

Extrait Midi Madagasikara – Mercredi 21 Avril 2010