Loin des grandes villes, dans les villages reculés à quelques centaines de kilomètres de la capitale, là où le bitume laisse place à la terre rouge, les enfants s’amusent à transporter de l’eau sur leur tête, contenue dans un grand seau d’eau. Le scénario n’a rien d’extraordinaire, c’est un quotidien qui anime le cœur des villages. Et si ces derniers doivent aller assez loin pour puiser cette eau, parfois sur le bord d’un fleuve, rarement dans un puits, ce n’est qu’un devoir qu’ils doivent à leur famille.

Difficile accès à l’eau. L’accès à l’eau potable est encore un luxe dans une grande partie de l’île. Il faut dire qu’en milieu rural, 32,3% de la population s’approvisionnent en eau dans les lacs, les marais et les rivières (source Instat 2005). Les femmes et les enfants ont la lourde tâche de puiser assez d’eau pour les besoins du foyer. D’ailleurs, peu de foyers dans les campagnes disposent de point d’eau, que ce soit un puits ou un forage, les services en approvisionnement d’eau de la Jirama ne couvrant que très peu les réels besoins de la population.

Adduction d’eau. L’ONG Madagascar Developpment Fund a orienté une partie de ses activités vers les projets d’adduction d’eau afin de pourvoir d’une source d’eau potable des régions très éloignées des grandes villes. A Maroary, dans le district de Manjakandriana, l’ONG a construit un bassin de captage et un réservoir d’eau, ainsi que 6 bornes-fontaines. Ces travaux permettent donc à la population du district d’obtenir de l’eau potable. Financé par Mr Paul de Fraine et sa famille d’une valeur de 16 525 600 Ar, l’ONG a activement effectué  la mise en place de ces infrastructures, avec la participation massive des villageois. Ces projets d’adduction d’eau ne sont pas isolés. De plus en plus d’ONG se consacrent dans ces travaux visant à améliorer l’accès à l’eau aux populations éloignées, afin de réduire les maladies liées à l’eau. D’ailleurs, l’ONG inaugure encore ce jour un autre projet d’adduction d’eau.

Extrait Midi Madagasikara – Mardi 20 Avril 2010