L’organisme chargé de l’approvisionnement en eau dans le Grand sud se remet en action. L’AES entend renouer ses relations avec les bailleurs de fonds.

Une lueur d’espoir pour la population du Grand sud de Madagascar. Le programme Alimentation en eau dans le sud (AES) se remet sur les rails après trois années de veille due à des problèmes techniques. Un nouveau directeur général (DG), un natif de la région, vient d’être nommé à la tête de cet organisme, lundi. La reprise des relations avec les bailleurs de fonds figure parmi les lourdes tâches qui attendent le nouveau dirigeant.
« Nous devons reconquérir les bailleurs de fonds. L’organisme est à cours de financement », déclare Malement Liahosoa, nouveau DG de l’AES et ancien directeur de développement régional de l’Atsimo-Andrefana.
Partenariat
« La crise politique ne doit pas constituer un obstacle », poursuit-il. Déplorant la mauvaise gestion des affaires perpétrée par l’ancienne équipe dirigeante de l’AES, Malement Liahosoa parle de l’état lamentable de l’organisme voué à assurer le ravitaillement en eau du sud. « Outre la réhabilitation des infrastructures, le renouvellement des matériels roulants, dont les camions- citernes, est une priorité afin d’éviter la cessation totale des activités », précise le DG.
Mise en place en 1980 pour assurer l’approvisionnement en eau, l’AES est érigée en Établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), dépendant en grande partie du soutien financier des bailleurs de fonds internationaux. Mise en place de forages, construction de stations d’épuration et de châteaux d’eau et montage de pipeline, telles sont les attributions de l’AES. Lors de la première phase du projet d’adduction d’eau, l’AES a été dotée d’une somme de 1,242 milliard de yens à titre de fonds non remboursable, grâce à l’appui de Japan International Corporation Agency (JICA).
Dans la même foulée, un autre partenaire, la Fondation énergie pour le monde (Fondem) accorde une enveloppe de 1 million d’euros, afin d’assurer l’électrification rurale dont dépend l’avenir de l’AES. Celle-ci envisage d’utiliser l’énergie solaire pour alléger ses charges en matière d’énergie.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4590 du 16-04-2010