La Journée internationale du livre pour enfants est célébrée le 3 avril. Ce sera une grande première à Madagascar.

La Synergie nationale des auteurs, éditeurs et libraires (Synael) organise le samedi 3 avril une série de manifestations pour marquer la Journée internationale du livre pour enfants. Rencontre-débat, vente-exposition, exposition d’illustrations et lecture seront au programme.
C’est la première fois que cette journée est célébrée à Madagascar. Ces dernières années, les acteurs reconnaissent que des efforts ont été menés dans la production de livres pour enfants. Le coût élevé de l’édition locale et la profusion d’ouvrages étrangers ont fait que les livres pour enfants produits localement ne jouissent pas d’une certaine visibilité.
En 2008, en collaboration avec le ministère de l’Education nationale, un projet a permis l’édition de 20 titres pour la petite enfance. Avec la crise de l’année dernière, il se trouve sans suite.
Blocage
Outre les dons de livres qui ne correspondent pas aux besoins locaux, l’utilisation des livres pour enfants ne permet pas la mise en valeur des éditions locales.
« La réforme de l’éduction a prévu la production de manuels pédagogiques répondant aux besoins des enfants malgaches. Mais, le problème relève d’un manque sérieux de volonté politique », révèle Marie Michèle Razafintsalama, éditrice et non moins actuelle présidente de l’association Afrilivres.
Le partenariat entre les acteurs de l’éducation et de l’édition reste également à renforcer. En effet, les livres existent mais les enfants ont du mal à y avoir accès.
Les actions de sensibilisation auprès des institutions, associations et établissements scolaires se multiplient afin qu’ils mettent à la disposition des enfants des livres adéquats.
Avec l’aide du Service de coopération des actions culturelles, les acteurs de l’édition malgache ont pu étendre la sensibilisation jusque dans les grandes manifestations internationales du livre. Il s’agit d’atteindre les maisons-mères des associations et des ONG installées à Madagascar.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4577 du 31-03-2010