Les temps sont durs. Les séries de hausses de prix enregistrées dans presque tous les secteurs d’activités ne facilitent pas la vie.

Le second trimestre de l’année s’annonce très difficile pour les consommateurs dont le pouvoir d’achat est au plus bas en ce moment. L’inflation qui sévit et qui s’intensifie ces derniers jours ne facilite guère la vie de la population. Les prix du carburant ont déjà augmenté à plusieurs reprises et ces augmentations se sont immédiatement répercutées dans les prix à la consommation.

Spirale de l’endettement

Ce qui est insupportable pour les consommateurs est de se rendre compte qu’ils ne peuvent pas aller loin avec leur revenu mensuel. La facture d’électricité et d’eau, le loyer, les frais scolaires des enfants, et les autres charges ménagères incompressibles tels les frais de déplacement…, tous ces postes de dépenses sont à peine couverts par le revenu mensuel des gens, ceci est peut-être valable pour ceix qui n’ont pas encore perdu leur emploi. Faut-il rappeler que beaucoup de personnes, notamment celles ayant travaillé dans des entreprises franches se sont retrouvées dans la rue après l’éviction de Madagascar de l’Agoa (Loi américaine pour la croissance en Afrique).

Cette situation pousse de plus en plus de ménages à s’endetter pour pouvoir joindre les deux bouts. Or, cette option entraîne ces derniers dans la spirale de l’endettement où il ne leur est plus possible de sortir. Lorsqu’un ménage consomme plus qu’il ne gagne, il n’y a plus moyen de mettre de côté un surplus pour pouvoir épurer les dettes. Ce qui est le cas pour bon nombre de foyers en ce moment.

Usuriers

S’endetter constitue la seule échappatoire ponctuelle pour ces catégories de population mais cette voie représente également et, à coup sûr, une menace. Et comme il n’est pas toujours évident d’obtenir du crédit auprès des institutions financières comme les banques, certaines personnes viennent voir des usuriers qui accordent plus facilement du crédit sans poser beaucoup trop de conditions. Leur seule condition est un taux d’intérêt exorbitant dépassant les 200% dans la majorité des cas. Or, il ne faut pas oublier que lorsque l’on sollicite un crédit, l’objectif n’est pas de s’enfoncer davantage dans le trou mais de s’en sortir.

Extrait Midi Madagasikara – jeudi 25 mars 2010