Ce sont les investisseurs qui contribuent au développement d’un pays comme en Thaïlande. Mais à Madagascar, l’investissement des opérateurs étrangers n’est pas encore sécurisé. Certains ont dû plier bagage faute de confiance, tandis que d’autres qui résistent, sont contraints à partir en raison d’un coup de baguette de leurs concurrents. Mais les opérateurs locaux ne cessent de réclamer: « n’empêchez pas les investisseurs étrangers de venir à Madagascar s’ils ne nuisent pas à l’économie nationale ». « Nous les encourageons à investir dans les bâtiments à plusieurs étages car cela permet de créer des petites et moyennes entreprises et par la suite des emplois ». Edmondine Ramilijaona Andriantsiva, présidente de l’association des opérateurs commerçants et locataires de stands chez Avance Center à Behoririka (FIMPIAC), l’a déclaré en marge d’un culte organisé dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la Femme lundi dernier. 

Partenariat gagnant-gagnant

Chaque filière doit ainsi être présentée dans un même bâtiment comme à l’étranger. A titre d’illustration, les produits artisanaux, les accessoires, les matières premières tels le coton et le lin qui font la réputation de Madagascar se trouveront dans un même endroit. Il en est de même pour les produits agricoles et les aliments. Chaque bâtiment qui servira de centre commercial aura de ce fait une spécialité. Un partenariat gagnant-gagnant entre l’investisseur et les opérateurs occupant les compartiments doit être de mise tandis que l’Etat doit garantir la sécurité des biens de ce premier, a précisé la présidente de FIMPIAC. Par ailleurs, une association des femmes a été créée au sein de FIMPIAC visant à interpeller dans tous les domaines pour qu’il y ait un changement de mentalité tel le respect de la discipline et de la propreté. Ses activités portent ainsi sur les sports et loisirs, l’art culinaire, l’étude biblique et le reboisement. Les femmes doivent travailler ensemble au lieu de perdre leur temps à papoter car elles sont les piliers de leur foyer. Tel a été le message véhiculé durant cette journée de la Femme.

Extrait Midi Madagasikara – Parution N°8083 du 10-03-2010