Toamasina

L’origine du nom Tamatave (Toamasina), est souvent expliquée par la phrase de Radama 1er goûtant l’eau de mer pour la première fois, et s’exclamant « Toa masina », c’est-à-dire « c’est salé ».
Mais si l’on reprend la généalogie de Ratsimilaho, une autre piste n’en est pas moins aussi crédible.
Thomas White était installé à Tamatave, et la prononciation de Thomas en malgache devient « Tomasy ».
Grâce à ses prises célèbres et à l’aide du clan de son épouse, White fit prospérer la ville qui prit alors le nom de Tomasy. Ratsimilaho qui grandit à Tomasy prit pour épouse une princesse Sakalava du nom de Matavy (fille du roi Ramahasariki). De cette union naquirent deux enfants, une fille, Betia, (la très aimée qui sera en français Betti) et Jean Harry (qui devint Zagna hare puis Zanahary).
Ces deux enfants grandirent entre Foulpointe et Tomasy. La contraction phonétique de l’héritage de leur grand-père Tomasy (White) et de leur mère donne Tamatavy !

Antsirabe
 
Suite à la tournée qu’il a effectuée dans le sud du pays, le général Gallieni a visité Antsirabe pour la première fois durant le printemps de l’année 1897. Cette visite n’avait rien de spécial mais l’article paru dans le journal officiel de l’époque le 5 octobre a prouvé que Antsirabe existait déjà même si elle a été encore une petite ville. Les 2 et 3 décembre 1900, le général est revenu à Antsirabe et il a constaté le développement que la ville prenait de jour en jour dont la salubrité remarquable qui brillait sur tous les coins de rue et la réputation des eaux thermales et des eaux de Vichy (ranovisy).
 
Anosy

« Le pays des épines » disent les uns ; « le pays où l’eau se cache », ajoutent les autres. C’est ainsi que les gens qualifient la région Androy. Terre oubliée du Sud malgache, coincée entre les océans, le tropique du Capricorne, les fleuves Menarandra et Mandrare, l’Androy voit chaque année ses mares et ses rivières asséchés pour neuf mois consécutifs. Le reste du temps, c’est une timide saison des pluies tout juste suffisante pour alimenter quelques semaines les lits craquelés des cours d’eau, et rendre un peu moins praticables les rares pistes de ce bout du monde.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4559 du 09-03-2010