Les pertes d’emplois dans les entreprises franches se multiplient. En effet, les unités de productions ferment l’une après l’autre renvoyant ainsi des milliers de jeunes mains-d’œuvre dans la rue. Depuis l’avènement de cette crise au début de l’année 2009, l’on compte par plusieurs dizaines de milliers le nombre de personnes ayant été concernées par un chômage technique ou un licenciement.
Cette crise a été fatale pour les entreprises franches, en général, et celles travaillant dans le cadre de l’Agoa (Loi américaine pour la croissance en Afrique), en particulier. Dans leur ensemble, les entreprises ont connu une perte conséquente de commandes de la part de leurs clients mais pour les unités opérant sur le marché américain, la sanction a été immédiate. C’est des usines entières qui ont du fermer. Ces fermetures entraînent des tensions sociales au niveau du personnel.
La situation de ces entreprises est loin de s’arranger. En effet, depuis le début de cette année, les fermetures d’unités de production se poursuivent et le pire est que même les sociétés n’ayant pas eu de contrat avec un partenaire sur le marché américain se trouvent également en difficulté. Faut-il noter que ces entreprises mobilisent d’importants investissements lorsque celles-ci reçoivent des commandes. Les opérateurs devront encore importer les matières premières leur servant à satisfaire les commandes de leurs clients. Or, leur situation actuelle ne leur permet pas de mobiliser une trésorerie importante à tel point que, même si il y a des commandes, il n’est pas évident pour les promoteurs de les honorer.

Extrait Midi Madagasikara – Parution N°8065 du 17-02-2010