Les catholiques, les pratiquants et les particulièrement fervents, entament aujourd’hui, Mercredi des Cendres, leur première journée de jeûne. Pendant 40 jours, jusqu’à Pâques, le jour de la Résurrection du Christ, ils vont s’abstenir de manger gras. « Le carême n’est pas forcément une privation de nourriture. Il s’agit avant tout d’une période de dévotion, de piété. C’est une occasion de faire pénitence, un moment de conversion. Pendant le carême, nous sommes ainsi invités à faire des efforts pour nous passer des choses qui tiennent une certaine place dans nos vies, par exemple, l’alcool ou les autres loisirs », explique un prélat. «Il y a trois moyens pour vivre ce carême : la prière, le jeûne et le partage », souligne-t-il.
En fait, pour la plupart des catholiques, le carême se traduit généralement par la privation de viande le mercredi des Cendres et ensuite, tous les vendredis. «Avec la crise actuelle, on peut dire que le carême est notre lot quotidien. Il y a aujourd’hui de moins en moins de familles qui peuvent encore s’offrir le luxe de manger de la viande autant qu’elles le veulent », déclare Elisabeth, une mère de famille. «Pour moi, le carême ne se traduit pas par le jeûne, car faute de moyens, il nous arrive souvent, dans la famille, de sauter des repas ou de manger très maigre. Carême, c’est plutôt une période pendant laquelle je m’efforce de prier et de raviver ma foi », confie-t-elle.
 Pour Elisabeth, comme pour les autres catholiques, les 40 jours de carême, qui ne tiennent pas compte des dimanches, prendront fin à Pâques, plus précisément, le 4 avril prochain.

Extrait Midi Madagasikara – Parution N°8065 du 17-02-2010