Les leçons tirées de ce programme initié par WWF à Madagascar seront appliquées dans d’autres régions. Mais on tiendra compte des contextes régionaux spécifiques.

Plus de 50 acteurs ont participé à un atelier de lancement d’un projet régional axé sur l’élaboration d’une stratégie d’adaptation aux changements climatiques, le 29 janvier.
Il s’agit d’un projet pilote pour Madagascar, mis en œuvre par le WWF, en collaboration avec le Comité directeur régional de l’Environnement de Diana. Le projet bénéficie d’un financement de la Fondation MacArthur et s’étale sur une période de trois ans.
Le projet consiste à concevoir et à mettre en œuvre des stratégies d’adaptation dans deux zones prioritaires de conservation, dans une région où les ressources naturelles sont largement utilisées par les communautés locales.
Le renforcement des capacités des acteurs régionaux sur l’adaptation au changement climatique sera la principale composante du projet. Ainsi, il est prévu que des spécialistes nationaux et régionaux se réunissent pour identifier les zones les plus susceptibles d’être affectées par le changement climatique dans le Diana.
Vulnérable
Cette évaluation devrait ensuite permettre d’identifier une série de zones prioritaires où seront appliquées les stratégies d’adaptation, entraînant la vérification de l’efficacité des mesures adoptées.
Le projet veillera aussi à intégrer les aspects relatifs aux changements climatiques dans le Plan régional de développement.
« Le Nord-ouest de Madagascar est particulièrement vulnérable. Le bouleversement du cycle pluviométrique et l’intensité accrue des cyclones affecteront les communautés humaines et la biodiversité unique de la région », a déclaré Alison Clausen, responsable du programme à WWF-Madagascar.
« La région Diana doit se joindre à la bataille contre le changement climatique », a soutenu Juslin Jaonosy, directeur du développement régional.
« Nous sommes très heureux d’avoir lancé ce projet novateur. Nous comptons travailler étroitement et de manière fructueuse avec le Comité directeur régional de l’Environnement, et d’autres acteurs régionaux au cours des trois prochaines années », a conclu Tiana Ramahaleo, coordinateur du Programme Conservation scientifique et espèces du WWF à Madagascar.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4534 du 08-02-2010