Nombreux sont les investisseurs étrangers opérant dans l’agri-business à plier bagages depuis l’an dernier à cause de l’instabilité politique dans le pays. Pourtant, certains d’entre eux ont déjà beaucoup investi dans leur domaine pour ne citer que la plantation à grande échelle de jatropha. Ce n’est pas tout ! Les 10 000 emplois créés dans le cadre du lancement de ces activités sont maintenant perdus pour ne citer que les activités menées par un opérateur anglo-saxon travaillant dans le sud à travers la culture de jatropha sur une surface de 30 000ha. Durant la campagne, ces paysans ont perçu jusqu’à 10 000 Ariary dans la journée, selon les résultats de leurs travaux, allant de trouaison jusqu’à la mise en terre des plantes, a-t-on évoqué. Pourtant, des petits commerces se sont déjà développés sur place, à part le phénomène de migration de la population venant d’une région à 300km du site d’exploitation. Tout est redevenu comme avant car la communauté villageoise bénéficiaire se retrouve dans sa pauvreté. L’absence du cadre légal sur le secteur du biocarburant fait également la réticence des investisseurs étrangers à revenir, à part la crise politique qui perdure dans le pays. En effet, la sécurité de leurs investissements n’est pas jusqu’ici garantie, d’après leurs dires.

Extrait Midi Madagasikara – Parution N°8052 du 02-02-2010