Après une réouverture de pêche pendant un certain temps à Faux Cap, cette activité redevient interdite.

Le naufrage du bateau battant pavillon turc, « Gulser Ana » continue de provoquer une pollution marine au large du Faux Cap dans l’extrême Sud de Madagascar. En effet, des petites plaques d’hydrocarbures couvrent en ce moment la plage de cette région en raison d’une autre explosion au sein du compartiment du navire. Dans la foulée, ce navire échoué est à la merci des pilleurs, a-t-on appris de source locale.
 
Impacts tragiques. Un groupe de gens bien organisé va s’aventurer auprès du bateau en vue de piller toutes ses installations et les autres matériels à bord, comme les pneus et les équipements en fer, même les fosses septiques. Il envisage en ce moment de détruire le portail de l’autre compartiment, a-t-on évoqué, alors c’est toujours à l’origine de l’explosion suite à des fortes pressions. En fait, ces pilleurs prennent tout ce qui est encore récupérable, et ce, à leurs risques et périls. Mais les dangers pour toute la population riveraine ne sont pas négligeables étant donné que la majorité vit des activités de pêche. Les impacts écologiques sur toutes les espèces marines sont également tragiques. Rappelons que neuf baleines s’étaient échouées à Faux Cap tandis que les crabes de sable se raréfient. 
 
Pêche interdite. De son côté, l’administration a remis des aides d’urgence aux populations victimes de cette pollution marine suite aux négociations entreprises avec le pollueur, le propriétaire du bateau. Elle a même ordonné la réouverture de pêche depuis ces derniers temps malgré l’ampleur des dégâts causés par le naufrage de « Gulser Ana » sur le milieu marin, qui ont été identifiés par les scientifiques. Puis la pêche redevient maintenant interdite, a-t-on annoncé. A cet effet, les pêcheurs ainsi que les autorités locales n’accepteront plus qu’une solution durable face à cette situation. Notons que les montants versés par le propriétaire de « Gulser Ana », qui est un navire poubelle interdite aux côtes européennes, via un système de pollueur-payeur, ainsi que leur répartition aux victimes de ce drame écologique restent jusqu’à maintenant moins transparents.
Extrait Midi Madagasikara – Parution N°8039 du 19-01-2010