Madagascar, une île-continent, se démarque par le taux élevé d’endémicité de sa biodiversité, qui peut atteindre jusqu’à 96% pour les espèces marines dont les poissons. Cette particularité fait du pays un des 17 hot spots de la biodiversité mondiale. Avec une superficie totale de 593 000 km², les côtes malgaches représentent une grande surface avec un linéaire côtier dépassant 5 000 km. Plus de 250 îles et îlots sont associés au développement des récifs coralliens, et la mangrove, qui occupe plus de 500 km de côtes, représente 3 400 km². Le joyau des récifs coralliens se situe à Tuléar, il s’agit d’un des plus grands récifs barrière de l’Océan Indien occidental, d’ailleurs les récifs coralliens couvrent 2 000 km².
Autant de chiffres montrent l’importance de la conservation de la richesse de la biodiversité marine à Madagascar. Le système des aires protégées marines entame une nouvelle conception de la conservation des aires protégées marines suivant les normes régionales, nationales et locales. Avec plus d’une quinzaine d’aires protégées marines (jusqu’en 2008), il est plus que fondamental d’appuyer la conservation en milieu marin. D’autant plus que les espèces animales qui y résident sont en grande partie endémiques, souvent menacées, et représentent une diversité spécifique et des fonctions écologiques.
Cependant victime des activités humaines, telles que la surpêche, mais aussi la pollution marine, cette biodiversité risque d’être altérée. La conscientisation des populations locales et des dirigeants devient une priorité pour une gestion efficace de cette conservation. Pour cela, en plus de la conservation pure, il faudrait des mesures d’accompagnement à des fins d’intérêt économique. A Madagascar, l’on dénombre 238 espèces d’amphibiens pour un taux d’endémicité record de 99%, ainsi que 165 espèces de poissons pour 96% de taux d’endémicité. Une richesse naturelle qui devrait se traduire en retombées économiques pour le pays.

Extrait Midi Madagasikara – Parution N°8031 du 08-01-2010