La compagnie aérienne Corsairfly croit à une amélioration de la saison touristique en 2010. Deux vols supplémentaires sont prévus.

Un vent d’optimisme souffle dans le secteur aérien. Pour la première fois après les périodes difficiles de l’année 2009, des signes de la reprise des départs touristiques vers la Grande île se confirment. Les réservations auprès des agences de voyage, apellées booking, enregistrent une amélioration.
La compagnie Corsairfly prévoit même un renforcement de ses vols qui desservent Madagascar, dès le début de l’année. Deux nouveaux vols seront ouverts, au départ d’Antananarivo les samedi et dimanche. Ce qui portera à quatre le nombre des vols hebdomadaires qui rallient le pays à la Métropole, dont un au départ de Nosy be et trois au départ d’Ivato. Ce qui signifie une hausse de 38 % des offres disponibles pour cette destination.
« Aucun vol vers Paris n’a jamais été programmé les samedi et dimanche alors que ce sont géneralement les meilleurs jours pour voyager », explique Nicolas Lehoucq, responsable des marchés internationaux chez Corsairfly. Il est venu à Madagascar pour voir la réalité sur le terrain et rencontrer les agences de voyages locales.
Offensives commerciales
Madagascar fait partie des destinations qui intéressent de près Corsairfly. Cette compagnie a par exemple, eu l’audace d’ouvrir la première liaison Paris-Nosy be en 2003. Durant l’année 2009, elle a enregistré une perte de 6 millions d’euros à cause de la crise politique. Le nombre des vols est passé de cinq, à un vol par semaine durant les moments forts de la crise. Malgré tout, Corsairfly continue de croire aux potentiels de Madagascar et se lance même dans les offensives commerciales pour relancer la destination. C’était le cas, par exemple, au salon Top resa tenu à Paris.
« Corsairfly est une compagnie avant tout touristique. Voilà pourquoi nous avons mis le paquet au Top Resa pour relancer Madagascar, sans oublier les éductours », précise Nicolas Lehoucq.
Corsairfly est la troisième compagnie à avoir opéré des vols réguliers entre Paris et Madagascar, offrant les prix les plus bas du marché. Le confort dans ses avions, a toujours été critiqué mais des changements ont été apportés pour remédier à cela. Le nombre des passagers par exemple, a été réduit. Il est passé de 350 à 320 pour l’ Airbus A-340.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4494 du 21-12-2009