Plus de 15 ans de présence continuelle à Ambositra en tant que touristes. Elles se sont préoccupées de porter leur soutien aux classes sociales les plus défavorisées.
Claude et Francine sont deux dames françaises à la retraite. Claude 74 ans, une ancienne infirmière psychiatrique et Francine 69 ans tenaient un hôtel-restaurant dancing en France. Ces deux retraitées en sont actuellement à leur quinzième voyage à Madagascar. Le but principal de ces voyages est d’entreprendre des œuvres de bienfaisance et de constater de visu, chaque fois leur évolution. Ces dames de cœur d’affirmer que ce qui les intéresse, c’est d’aller à la rencontre de ces personnes en difficulté dans les rues, d’être avec elles et de les aider, selon la devise d’un sage qui est : « ma religion est l’Amour et ma famille c’est l’Univers ».
Rêve. « J’aime Madagascar et sa population. Voir Madagascar est un rêve pour moi », ne cesse de laisser entendre Francine. Aussi, cette dernière de rêver un jour de pouvoir se baigner dans le Canal de Mozambique, alors qu’elle n’avait que 17 ans, se rappelle-t-elle. 40 ans après, le rêve tant attendu est devenu une réalité pour Francine. Puisqu’en 1994, Francine accompagnée de Claude, quitta la France pour un premier voyage à Madagascar.
Mésaventure. Pour Claude et Francine, leur première mésaventure se passa à Toamasina sur la côte-est de l’Ile. Au lieu d’atterrir à Antananarivo, principale destination, elles ont alors cru vivre sur une autre planète durant leur séjour de 21 jours, voyant la misère des gens. Arrivées à Ambositra, elles ont fait la rencontre d’une petite mendiante qui les a fortement imprégnées. Elles décident de s’occuper d’elle. Depuis ces deux touristes n’ont plus voulu quitter Ambositra.
Œuvres du cœur. De nature discrète, ces femmes d’énumérer très brièvement leurs activités durant ces années. Des activités qu’elles aiment aussi surnommer les œuvres du cœur. Des centres d’accueil, des maisons ont été construits à divers endroits pour les femmes et les enfants en difficulté avec des prises en charge. Pour optimiser leurs œuvres du cœur, ces descendantes d’Eve décidèrent de créer leur propre association. De là,  des dizaines de puits ont été creusés dans les villages pour donner aux habitants l’accès à l’eau potable. Des semences ont été distribuées aux populations « Zafimaniry ». Des aides ont été consenties aux communautés religieuses, comme tout récemment la remise d’un lot de 100 « fatapera vazaha » ou réchauds à bois économiseurs d’énergie pour la sauvegarde de l’environnement.
Pour ces dames de cœur le périple s’arrête au quinzième voyage. Elles ne seront plus en mesure physiquement de faire le voyage et revenir à Madagascar. Le cœur meurtri, ces dames essaient tant bien que mal de positiver les choses en sachant pertinemment qu’avec la crise actuelle que traverse Madagascar, beaucoup a été fait et autant reste à reprendre ou à faire. Claude et Francine ont fait ce qu’elles devaient faire.

Extrait Midi Madagasikara – Paution N°8013 du16-12-2009