Les séquelles des manifestations du premier semestre de crise se ressentent lourdement en milieu rural. Bien que les émeutes se soient déroulées dans les grandes villes, les paysans continuent de payer cher le prix de la crise. Le résultat scolaire des enfants a chuté, le niveau de vie des paysans a baissé, et l’insécurité a sévi de manière plus violente. Par conséquent, les prêts en micro finance ont doublé de volume, alors que les paysans ont des problèmes de remboursement à cause de la baisse vertigineuse de leurs revenus. L’opération « vary à 500Ar » le kilo a certes avantagé, très ponctuellement, les consommateurs des grandes villes. Mais chez les producteurs de riz, ce fut une catastrophe, due à diverses raisons liées au doublement du prix des engrais et du très faible prix du paddy par les collecteurs. Aujourd’hui, les paysans continuent de rembourser les prêts entamés en début d’année, alors que les possibilités de paiement sont difficiles. Les observatoires craignent un impact négatif sur les productions pour la campagne 2009-2010, car à ce rythme, les paysans pourraient produire pour leurs propres consommations, au détriment des populations des grandes villes.

Extrait Midi Madagasikara – Parution N°7997 du 27-11-2009