La place de la Chine dans les importations malgaches sera de plus en plus renforcée. Après les produits alimentaires et les articles d’habillement et les jouets, les voitures avec conduite à droite, originaires de ce pays d’Asie augmentent en nombre dans les rues de la capitale. Selon les informations recueillies auprès de sources internes à cette filière, l’un des dragons de l’Asie qu’est la Chine est en passe de devenir grand fournisseur de véhicules d’occasion pour Madagascar.

Moins cher

Selon certains importateurs opérant sur ce marché, le nombre de véhicules d’occasion embarqués au Port de Hong-Kong à destination de Madagascar est de plus en plus important. La raison en est simple, expliquent ces opérateurs. En effet, sans donner plus de précisions, ces derniers confient que faire venir des voitures d’occasion de Hong-Kong ou encore de Dubaï revient moins cher pour les importateurs. Or, il faut savoir que le coût du fret maritime est évalué à 1 000 euros par voiture embarquée (forfaitaire) pour les importations originaires de l’Europe. «La différence est telle que même les clients s’intéressent davantage aux véhicules importés de la Chine et même d’autres pays d’Asie», nous apprennent nos sources.
En réalité, ces businessmen gagnent sur plusieurs points en choisissant un fournisseur chinois. Primo, les transporteurs maritimes mettent à peu près 20 jours pour acheminer les véhicules du port de Hong-Kong à celui de Toamasina. Ce qui est à peu près la même durée de trajet qu’entre le port d’Anvers et le port de l’Est. Secundo, le coût du fret maritime est moins élevé. Il faut savoir que pour embarquer un conteneur de 40 pieds, le fret s’élève à Ar 6,8 millions soit 34 millions de Fmg alors que pour le même service, il faut aller plus loin en terme de facturation. Dans le milieu, faut-il rappeler que la survie des promoteurs est fonction de leur coût de revient.

Filiale en Chine

Sentant cette manne venant de l’Asie, les transporteurs maritimes, notamment ceux spécialisés dans le transport de véhicules, ont décidé d’installer une filiale à Hong-Kong. Signe que les affaires marchent dans ce pays et précisément dans le domaine des importations de véhicules d’occasion. Faut-il rappeler que ces transporteurs maritimes ont subi la crise financière de l’année 2008 et ont été également confrontés à l’abandon des clients pour peur de piratage maritime. Si ces derniers se lancent sur le marché chinois, c’est qu’il y a du volume.

Extrait Midi Madagasikara – Parution N°7994 du 24-11-2009