11 novembre 2008-11 novembre 2009, cela fait exactement un an (hier) que la compagnie aérienne Air France s’est engagée, avec l’Ong GoodPlanet et le Wwf, dans un programme de lutte contre la déforestation à Madagascar. Projet Historique de lutte contre la déforestation, tel est le nom de ce projet auquel le transporteur aérien consacrera 5 millions d’euros.
Après une année de mise en œuvre, l’heure était au rapport pour les partenaires impliqués dans le projet.
L’on a compris à travers les différentes présentations effectuées hier au Lycée Français d’Ambatobe que la première année du projet était très encourageante. «L’on a remarqué une forte implication des communautés concernés par le projet», devait affirmer Pierre Caussade, Directeur Environnement et Développement Durable d’Air France. Et d’ajouter : «Il a été constaté que les besoins sont énormes en matière de restauration forestière» Il a également assuré que les efforts entrepris dans le cadre de ce projet sont palpables. Tsihombe ; Morombe ; Ford Dauphin ; Fandriana ; Andapa ; Bealanana, sont les sites d’intervention de ce projet d’Air France, qui porte sur une superficie de 500 000 hectares. Romuald Vaudry, responsable de GoodPlanet  de noter, quant à lui, que beaucoup de gens vivent à Madagascar de la forêt, et lutter contre la déforestation équivaut à sauver la vie des milliers de gens mais aussi réduire les émissions de carbone. Il faut noter que le Projet de Lutte contre le changement climatique consiste à stocker 70 millions de tonnes de CO2.
Rappelons que ce programme a pour objectifs la création de 350 000 ha d’aires protégées ; le transfert de gestion de 14 000 Ha de forêt. Air France, dans son projet Environnement vise également à restaurer 20 000 Ha de paysages dégradés pour faire des reboisements à vocation énergétique sur une superficie de 3 000 Ha.
Dans le concret, les initiateurs du projet se sont déjà attelés, entre autres, à la promotion des pratiques alternatives : la culture sous couverture végétale ; l’arboriculture fruitière ; les cultures maraîchères. Il faut noter aussi qu’il est question de développer des activités génératrices de revenus.

Extrait Midi Madagasikara – Parution N°7984 du 12-11-2009