Les effets de la crise politique qui perdure à Madagascar, aggravés par la crise financière mondiale ne sont pas négligeables. Une perte de 100 000 à 200 000 emplois directs est enregistrée cette année avec 35 000 emplois autres dans le cas où l’AGOA serait suspendu. Christian Ntsay, le Représentant résident de l’OIT l’a évoqué lors d’une conférence débat animée par le BIT, le PNUD et l’ONUDI hier dans le cadre de la célébration de la semaine des Nations Unies. « Investissement, secteur privé et emploi » était le thème débattu. Il a même souligné que cette perte d’emplois serait doublée d’ici la fin de l’année si aucune mesure n’est prise à temps, pour ne citer que la mise en place d’un dialogue social entre les dirigeants, les employeurs et les travailleurs.

Taux de croissance négatif

Le BIT prévoit, entre autres, l’organisation prochainement d’un salon de l’Emploi au Carlton pour réunir toutes les entités concernées dont les employeurs avec 10 000 visiteurs cibles. Des séries d’ateliers sur les méthodes de réalisation de CV et d’entretien d’embauche, sur la recherche d’emploi ou de stage via internet et bien d’autres, y auront lieu. Et parlant du taux de croissance, ce conférencier a avancé que la prévision pour cette année sera négative atteignant – 0,4% tout en précisant que les retombées négatives de la crise seront encore insoutenables en 2010 si aucune relance économique n’a eu lieu maintenant. L’ONUDI a déjà manifesté son appui envers le secteur privé par la mise en œuvre de 4 projets, a présenté Marson Rapanarivo, chargé de mission Environnement et Energie au sein de cette agence onusienne.

50 consultants à recruter

On peut citer entre autres, le renforcement de capacité de l’EDBM en vue de promouvoir les investissements. L’ONUDI recrutera ainsi 50 consultants qui vont identifier des projets générateurs de revenu dans les six provinces et accompagnera les promoteurs dans la préparation de leurs dossiers jusqu’à la mise en œuvre de leurs projets. Une remise à jour des informations sur les IDE et la création d’une plate-forme de suivi des investissements, sont aussi en vue à travers une agence de promotion des investissements en Afrique. Par contre, les entreprises enquêtées seront connectées en réseau sur le plan international dans le but de développer des partenariats entre le secteur privé. Ce projet démarrera en novembre prochain, a-t-on conclu.

Extrait Midi Madagasikara – Parution N°7967 du 23-10-2009