Le niveau assez bas des sources entraîne l’insuffisance en approvisionnement en eau. La solution consiste à construire une retenue d’eau.
La commune rurale d’Ankazomiotra bénéficie d’infrastructures nécessaires à l’accès à l’eau potable. Mais le débit ne satisfait pas les besoins de toute la population.
«Les sources sont très basses en cette période», a affirmé François de Salle Razafimandimby, maire de la commune.
Trente-six bornes fontaines sont installées dans les deux fokontany du centre-ville et suppléent aux besoins de plus de 2 000 habitants. De nombreux puits et quelques bornes fontaines sont de même construits dans les 18 fokontany situés à la périphérie.
La construction de ces points d’eau potable est réalisée grâce à la coopération de la commune avec des projets œuvrant dans le domaine, comme le Fikrifama et le projet Diorano Wash.
Malgré l’existence de ces nombreuses infrastructures, la population rencontre souvent des difficultés.
Une centrale hydraulique
«Il nous arrive parfois d’attendre une dizaine de minutes pour remplir un seau, car un filet d’eau sort du robinet», se plaint Elianne Rasoazananoro, une mère de famille habitant à Ankazomiriotra.
La coupure d’eau arrive également très souvent dans cette commune rurale riveraine de la RN 34. A part ce faible débit de l’eau potable nécessaire dans la vie quotidienne de chaque foyer, l’insuffisance des canaux d’irrigation pour l’agriculture, la principale activité de la population, fait partie également des problèmes rencontrés.
«La cause ces ennuis se trouve dans l’insuffisance des infrastructures sources», a expliqué le maire. C’est pourquoi, la commune rurale d’Ankazomiriotra projette de construire une centrale hydraulique afin d’alléger ces difficultés endurées par la population.
Mais malgré cette bonne intention, le budget de la commune ne pourra supporter la réalisation dce projet. Elle compte sur une aide du ministère de l’Eau et du ministère de l’Agriculture.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4442 du 21-10-2009