Le secteur construction a été frappé de plein fouet par la crise nationale. Les sociétés prévoient une baisse de leurs chiffres d’affaires.
Fausses estimations. Compte tenu de la crise internationale, les sociétés immobilières s’attendaient à une baisse de leurs chiffres d’affaires, de l’ordre de 15 à 20%. Cependant, l’instabilité politique a creusé davantage cette perte qui s’affiche en moyenne, entre 20 à 30%. Les grands bâtiments ainsi que les villas personnelles en sont concernés. La crainte de l’insécurité constitue le premier facteur de réticence des clients.
« Les investissements dans l’achat de terrain restent assez stables par rapport à l’année dernière. Mais en ce qui concerne les constructions, les propriétaires prennent du recul à cause de l’insécurité », explique un responsable de Packimmo, du groupe Sipromad. « Les investissements dans les grands bâtiments ainsi que les constructions de cités sont en suspens », ajoute ce dernier.
Vivement 2010
Les travaux entamés dans le cadre du Sommet de la Francophonie en 2010 et qui sont en cours de
finition constituent, entre autres, les seuls grands chantiers mis en œuvre.
Face à la situation, certaines sociétés lancent des promotions, d’autres se sont délocalisées dans d’autres provinces comme la société « Trano mora vidy » ou constructions pas chères. La société Packimmo prévoit une promotion dans certaines localités, entre autres, Alasora et Ankadikely.
« Nous avons ouvert une agence à Toamasina. Ici, il y a une forte demande. Celle de Tana n’a pas été opérationnelle, pendant un certain moment », indique Eugène Randriamiandrisoa, directeur général.
En tous cas, tous s’attendent à de meilleurs résultats l’année prochaine. « Nous espérons que la crise politique va se résoudre, et que la sécurité et la stabilité soient rétablies pour que les acheteurs retrouvent le courage d’investir dans la construction ».
Actuellement, la dispora malgache représente une part importante de la clientèle de l’immobilier. Selon les sociétés, elles représentent 20 à 40% de l’ensemble. Le prix d’achat des maisons qu’ils commandent varient entre 100 millions à 400 millions d’ariary.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4441 du 20-10-2009