Les États-Unis sortiront en décembre la liste des pays bénéficiaires de l’Agoa pour 2010. Le cas de Madagascar sera soulevé.
L’attente se prolonge pour Madagascar. Le sort de la Grande île au sein de l’Africa Growth Opportunity Act (Agoa) ne sera connu que vers la fin de l’année. Le président américain Barak Obama ne signera la liste définitive des pays qui continueront à bénéficier de ce privilège qu’au mois de décembre. L’éligibilité ou non de Madagascar sera donc connue en même temps que celle des autres bénéficiaires africains.
Pour l’instant, les employés des entreprises franches du secteur textile sont loin d’être rassurés par l’évolution politique locale. « Nous sommes obligés d’attendre cette officialisation. Mais face aux enjeux, nous allons nous mobiliser pour maximiser nos chances et solliciter l’appui du monde entier pour plaider en faveur de Madagascar à travers le site web www.regulations.gov, déclare une source proche du Groupement des entreprises franches et partenaires.
Avantages douaniers
L’Agoa est une facilitation fiscale accordée par le gouvernement américain à certains pays africains dont Madagascar, qui exportent aux États-Unis. Pour la Grande île, cette opportunité a favorisé l’implantation d’entreprises franches du secteur textile.
Celui-ci représente près de 100 000 emplois. Mais depuis le changement dit anti-constitutionnel du régime, Madagascar a été menacé d’exclusion de la liste des bénéficiaires. Une sanction qui entraînerait la fermeture de ces entreprises et donc le chômage pour tous leurs employés.
Ainsi, tout est maintenant lié à l’évolution politique du pays et au retour rapide à l’ordre constitutionnel, une des conditions d’éligibilité à l’Agoa. Pour Noelson William, ministre de la Fonction publique, du travail et des lois sociales, la menace est levée avec la mise en oeuvre de la Charte de Maputo. «Les autorités américaines ont attendu des décisions politiques. Maintenant que celle-ci est mise en oeuvre, la question de la suspension de l’Agoa ne devra plus tenir. Les employés des entreprises franches ne devront plus paniquer », rassure-t-il, en marge d’une visite des ateliers du groupe Sipromad à Alarobia hier.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4438 du 16-10-2009