Des femmes ainsi que des ménages à faible revenu de la région Analanjirofo retrouvent leur place dans la société. Ils ont redémarré dans leur vie.
Des milliers de familles de Fénérive Est et de Soanierana Ivongo ont vite réussi à redresser leur niveau de vie après le passage du cyclone Ivan de l’année dernière.
Dans le fokontany de Fandrianomby, commune rurale de Fotsialanana, elles sont une trentaine de femmes classées marginalisées (FFM) à sortir du lot de la pauvreté. Dirigé par Florentine Marcelle, ce groupement embrasse actuellement plusieurs activités après avoir démarré avec la culture du riz et du manioc l’année dernière.
«Cette année, nous avons pu revendre un gros cochon que nous avons élevé grâce à nos cotisations», s’enthousiasme-t-elle. En tout, 25 811 ménages sont concernés par ce genre d’appui social dans cette région grâce au système « vivre et argent contre travail ».
Mais il n’y a pas que les femmes marginalisées, un millier de familles vulnérables ont également bénéficié de la reconstruction de leurs cases. On peut citer le cas de Justine Kakolahy, une septuagénaire.
Huit abris répondant aux normes sont érigés dans différentes localités de Fénérive Est et de Soanierana Ivongo.
Fiable
Ces réalisations relèvent d’une volonté de ces femmes avec l’appui de CARE Madagascar, s’inscrivant dans son programme d’intervention « urgences » post-cyclonique dans cette région.
Deux représentants du département du gouvernement britannique pour le développement international (DFID), l’un des principaux bailleurs de CARE Madagascar se sont rendus sur le terrain.
«Là, on comprend mieux la situation en voyant la réalité en face ainsi que les problèmes rencontrés par les communautés. On peut également savoir comment les organismes utilisent nos fonds », fait remarquer Dominic Parker, conseiller humanitaire pour la région d’Afrique australe.
Le constat de ces différentes réalisations a également amené Dereck Marckwell, gestionnaire de programme humanitaire à conclure que son département « ne coopère qu’avec des ONG fiables ».

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4412 du 16-09-2009