CRISE POLITIQUE. Le secteur privé est toujours pris en otage car il ne se sent même pas en sécurité pour investir dans le pays.

Nombreux sont les secteurs d’activité économiques touchés par la crise politique qui sévit depuis le début de cette année. Entre février et août dernier, 410 entreprises ont dû faire le chômage technique à Tanà, d’après une statistique délivrée par la direction provinciale du Travail d’Antananarivo. Parmi lesquelles, 108 entreprises sont issues de la zone franche, 224 autres sont des sociétés de droit commun, 75 entreprises opèrent dans le secteur de l’hôtellerie et du tourisme. Même des Organismes Non Gouvernementaux (ONG) ne sont pas épargnés par cette crise en raison du gel de fonds des bailleurs à l’extérieur, a-t-on appris.

Plus de 12 600 employés à la porte

A part les entreprises franches travaillant dans le domaine de textile et habillement, les secteurs du commerce, des industries, les pharmacies, les stations-service, les sociétés de construction et bien d’autres entreprises de services ont été tous en difficulté. Du coup, plus de 12 600 personnes sont en chômage technique dont 9 469 d’entre elles travaillaient dans les entreprises franches et 2 192 personnes étaient des employés des sociétés de droit commun et 793 autres étaient dans le secteur hôtellerie et tourisme. La durée de mise en chômage technique peut aller de 1 à 6 mois mais compte tenu de la situation actuelle, bon nombre de ces entreprises victimes n’ont pas pu relancer leurs activités, a expliqué un responsable au sein de cette direction du Travail. Et ces employés ont été tout de suite mis à la porte soit pour des raisons de compression de personnel ou de la fermeture de leur société elle-même, a-t-il rajouté.

Aucun plan de relance

Par contre, les employés qui ont dû travailler à temps partiel suivi d’une réduction de salaires calculés au nombre d’heures de travail ainsi que les autres entreprises n’ayant pas fait de déclaration, n’ont pas été enregistrés dans le cadre de l’élaboration de cette statistique. Jusqu’à maintenant, aucun plan de relance des activités du secteur privé n’a été mis en œuvre malgré les rencontres organisées avec les responsables de la HAT. Celui-ci qui se sent pris en otage, ne cesse pourtant de réclamer que des décisions doivent être prises dans l’immédiat pour éviter que les dégâts économiques ne s’amplifient.

Extrait Midi Madagasikara – Parution N°7935 du 16-09-2009