L’économie malgache poursuit sa marche vers le marasme. La preuve, les activités économiques poursuivent une tendance à la baisse concrétisée par la diminution de la consommation de carburants aussi bien dans le domaine industriel que pour les particuliers.
« La baisse de la consommation est palpable depuis le début de la crise politique, et elle se poursuit jusqu’à maintenant » déclare un responsable d’une société de distribution pétrolière. Une baisse confirmée d’ailleurs par l’analyse du secteur carburant sortie par l’OMH en fin juin août 2009, où en cumul, le volume de gas-oil a diminué de 10%.
Cette baisse de la consommation de carburants traduit, en tout cas, l’énorme difficulté économique traversée actuellement par le pays. Les entreprises ne fonctionnent, pour la plupart qu’avec la moitié de leur capacité normale. Certaines ont même déjà fermé leurs portes. En ce qui concerne les particuliers, la baisse de la consommation s’explique évidemment par le tarissement du pouvoir d’achat des automobilistes. Actuellement, avec 10 000 Ar, avec la hausse incessante des prix des carburants, on arrive à peine à faire un peu plus de 3 litres d’essence. Heureusement que sur ce point, les distributeurs annoncent une certaine stabilisation des prix des carburants. « Pour le moment, du moins dans les semaines qui viennent, nous n’envisageons pas encore une hausse des prix », rassure un opérateur. Tout en précisant qu’il s’agit d’une stabilité relative et fragile. « Tout dépend de l’évolution des cours des changes car l’ariary peut d’un moment à l’autre se dévaluer », indique cet opérateur. Bref, la situation risque encore de s’aggraver. A moins évidemment que le gouvernement de fait de la transition arrive à concrétiser sa promesse de faire baisser de 40% les prix des carburants par le biais des pseudo investisseurs saoudiens qui avaient déjà visité le pays, mais qui par la suite ne se sont plus manifestés.

Extrait Midi Madagasikara – Parution N°7933 du 14-09-2009