Le Dr Xavier, coordinateur résident du système des Nations Unies à Madagascar quittera bientôt le pays après un court mandat de deux ans. Lors d’une rencontre hier avec le réseau OMD, il a affirmé qu’il faut aussi maintenant se pencher sur la sortie de crise économique.
Ayant eu le privilège de signer l’UNDAF qui est le cadre de référence de la coopération entre le système des Nations Unies et Madagascar, Xavier Leus fait partie de ces personnalités qui ont cru au développement de Madagascar. « L’une des plus importantes choses qui ont marqué ma mission à Madagascar a été la signature de l’UNDAF » a affirmé hier le Dr Xavier Leus qui se réjouit par ailleurs des efforts entrepris pour l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement.
Faits marquants. Evidemment, la crise politique de 2009 fait également partie des faits marquants du mandat de Xavier Leus au sein de la représentation résidente du système des Nations Unies. Tout comme les observateurs de la vie politique malgache, il souhaite une bonne issue des négociations de Maputo II. Mais le plus important selon lui, c’est la sortie de la crise économique. « Madagascar se trouve actuellement dans une situation très difficile » reconnaît celui qui a joué un rôle prépondérant dans les négociations entreprises à Madagascar entre les protagonistes politiques. Et de continuer qu’il est impératif que l’on entreprenne rapidement des actions pour cette sortie de crise économique.
Impacts négatifs. Une crise économique aggravée par différents paramètres comme les désastres naturels, la sécheresse, la crise des produits alimentaires et la crise économique globale dans le monde. Xavier Leus a par ailleurs fait état des impacts négatifs de la crise politique actuelle sur la vulnérabilité urbaine. Une vulnérabilité urbaine déjà existante mai qui augmente avec la crise politique, concède le représentant des Nations Unies qui a également souligné « les corrélations au niveau des actions des différents partenaires financiers et techniques de Madagascar » Il y a une distribution des tâches bien coordonnée entre les différents intervenants selon toujours le Dr Xavier Leus qui a également laissé entendre la disposition des partenaires à aider Madagascar.
Solidaires. Il reste à savoir si les politiciens malgaches veulent réellement de ces appuis des bailleurs de fonds,en acceptant de régler au plus vite la crise actuelle afin que le pays puisse revenir à l’ordre constitutionnel. A défaut d’accords politiques en effet, le pays ne pourra toujours pas prétendre aux aides financières et techniques des bailleurs de fonds. Car tout comme ils font preuve de bonne coordination dans les appuis au développement, les bailleurs de fonds savent aussi être solidaires quand il s’agit de sanctionner un pays sorti de l’ordre constitutionnel, en s’abstenant de lui ouvrir le robinet des financements.
A noter, pour en revenir au Dr Leus qu’il rejoindra dès lundi prochain Genève pour occuper sa nouvelle fonction auprès de l’Organisation Mondiale de la Santé. Son successeur à Madagascar n’est pas encore désigné.

Extrait Midi Madagasikara – Parution N°7919 du 27-08-2009