La Cité des Fleurs est en train de surclasser la ville de Toamasina en tant que destination vacances. Beaucoup de familles ont choisi d’y aller cette année.

Tous les hôtels de moyenne gamme sont pleins en cette période de vacances dans la province de Mahajanga.  Tandis que les établissements d’un certain standing ne sont pas à la portée des budgets de bon nombre de vacanciers, qui ont choisi, la mer, le soleil, le beau temps pour leurs vacances. Ainsi, les pensions de famille sont très recherchées dans la ville.

25 000 Ar pour une nuitée

L’on pourrait dire que c’est la formule gagnante dans la capitale du Boeny. Cette gérante d’une pension de famille située dans la localité de Fiofio affirme ne pas regretter d’avoir transformé sa maison en pension de famille. Avant, j’ai mis ma maison en location mais les locataires n’étaient jamais honnêtes et refusaient de payer ce qu’ils me devaient. Depuis un an maintenant, cette entrepreneuse gère sa boîte tranquillement. Elle  confie, par exemple, qu’elle affiche complet pour ce  mois d’août et en septembre prochain. Avec un tarif tournant autour de 25 000 Ariary pour une nuitée, cet établissement semble bien positionné pour affronter la concurrence.

Economie de budget

Selon toujours cette responsable, les pensions de familles, sont les types d’infrastructures cadrant le plus au pouvoir d’achat des vacanciers nationaux, qui viennent chaque année à Mahajanga.  Un fait que les touristes venus dans cette ville ne démentiront point. En effet, M Henri et sa petite famille, en route vers la plage Grand Pavois d’Amborovy, reconnaissent qu’il dépense moins en habitant dans une pension de famille. En plus, il est possible d’y cuisiner et d’éviter d’aller systématiquement dans un restaurant. De cette façon, les vacanciers arrivent à réduire leur budget de manière très substantielle. Il faut dire que la famille de M Henri n’est pas la seule à avoir opté pour cette formule. En effet, pour ceux qui ont pu faire leur réservation dans une pension bien avant, ces infrastructures sont très demandées, il faut dire que les vacances leur reviennent moins chères. «Par rapport à notre budget de départ, nous avons pu économiser», confie Mme Lala, une mère de famille, dont le seul regret est de devoir rentrer pour reprendre son travail.

Extrait Midi Madagasikara – Parution N°7915 du 24-08-2009