La Commission européenne alloue 2,8 millions d’euros d’aide humanitaire pour les populations vulnérables au Sud de Madagascar. C’est la teneur d’un communiqué en date du 19 août 2009, parvenu à la rédaction du journal. Il s’agit de répondre aux besoins humanitaires des populations vulnérables du Sud malgache qui souffrent périodiquement des conséquences de la sécheresse. 44 communes au moins bénéficieront de cette enveloppe dont les actions qui en dépendront s’étalent sur 12 mois.

Les zones concernées sont notamment dans les régions d’Androy et d’Anosy qui ont souffert de trop faibles précipitations. Si cette zone souffre d’une sécheresse chronique, cette situation tend à augmenter anormalement ces dernières années, accentuant la vulnérabilité des populations concernées, principalement agricoles. Lors des cinq dernières années, trois récoltes ont été insuffisantes et les perspectives pour 2009 sont mauvaises.

Mme Maria Dolores Becerril, Chargée d’Affaires de la Commission européenne à Madagascar a déclaré : « La sécheresse observée cette année dans le sud du pays a été sévère, plongeant de nombreux habitants dans des difficultés alimentaires. La Commission européenne poursuit son action de solidarité à l’égard des populations vulnérables et particulièrement des enfants. Cette nouvelle décision de financement permettra de leur fournir de la nourriture, l’accès aux services de santé, à l’eau et à l’assainissement. Les fonds européens serviront aussi, plus globalement, à renforcer la sécurité alimentaire dans 44 communes ».

Contexte

Depuis 2006, la Commission européenne a adopté 7 décisions de financement d’aide humanitaire au Madagascar, pour un montant total supérieur à 11,5 millions d’euros, comprenant la présente allocation. Tous les fonds sont acheminés par le Service d’aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO) sous la responsabilité du Commissaire européen Karel De Gucht. Les projets financés par la Commission sont mis en œuvre par des organisations non-gouvernementales, les agences spécialisées des Nations Unies et par le mouvement de la Croix-Rouge. ECHO a un bureau dans la capitale zimbabwéenne, Harare. Celui-ci suit de près le développement de la situation humanitaire de la région et joue un rôle actif dans la coordination des opérations d’aide humanitaire.

Extrait Madagascar Tribune – jeudi 20 août 2009