Nom : Mahavelona, "là où l’on renaît à la vie", baptisé Foulpointe par les premiers colons français au XVIIIe siècle.

Situation et accès : station balnéaire avec plage proposée à 59 km de Toamasina.

La plage la plus sûre de l’Est

Dès le milieu du XVIIIe siècle, les Français avaient reconnu Mahavelona et y avaient installé leur première base sur la côte est. Le chirurgien du roi de France, Couillaudeau de la Touche, y mourut en 1766 ; on y voit encore son tombeau et une allée du bourg porte son nom. Négriers anglais et français s’y sont succédé. Ils y laissèrent aussi plusieurs enfants métis qui, avec ceux des pirates européens qui écumaient toute la côte est, formèrent un groupe appelé Zanamalata ("descendants des mulâtres"). Parmi ceux-ci, un certain Jean-René, fils d’un nommé Boucher commis de la Compagnie des Indes, devint à 16 ans l’un des plus grands négriers malgaches jouant habilement entre les Anglais et les Français, avant de se proclamer roi de la côte est (région du Betsimisaraka et du Betanimena). Son habileté l’amena même, en 1817, à accepter d’être le vassal du roi, Radama 1er venu d’Antananarivo et qui fit de lui un de ses plus fidèles lieutenants : pour Radama, Jean-René, parti de Mahavelona, conquit tout l’est jusqu’àTaolañaro. Par la suite, il défendit victorieusement Mahavelona contre les Anglais et les Français. Le nom de Jean-René est depuis étroitement lié au fort de Mahavelona.

Ce petit village n’est cependant pas seulement un refuge de l’histoire. Etendu vers la mer, il est devenu une station balnéaire des plus prisées. Derrière des dunes, hautes parfois de 10 m, des plages inviolées s’étendent à perte de vue : le sable est fin comme la poudre, blanc comme la craie. La baignade est malheureusement déconseillée en ces lieux déserts : les rouleaux sont traîtres et les incursions de requins, fréquentes. Mais Mahavelona dispose de deux kilomètres de plage parfaitement protégés par une barrière artificielle de corail, posée à plus de 500 m au large. Elle s’étend directement devant les coquettes villas, couvertes de bougainvilliées et d’orchidées. Plate comme un lac, la mer est sûre. Les baigneurs et les skieurs n’ont rien à craindre des requins ni des barracudas, ni des rouleaux.

Ces atouts ont fait de Mahavelona la "plage des Tananariviens", qui n’hésitent pas à traverser ou à survoler 300 km de forêt pour y goûter les délices du farniente.

Extraits… et larmes…