Grave incendie. La ville n’avait pas connu un aussi grand désastre depuis plusieurs dizaines d’années. Lieu privilégié des vacanciers, Foulpointe est devenu depuis quelques années la destination numéro un de la Grande Ile en cette période de l’année. Heureusement, les sites d’accueil des touristes étrangers ont été épargnés par le sinistre. 
Le village touristique de Foulpointe a vécu un désastre catastrophique, le plus grave  depuis sa création. 555 maisons sont réduites en cendre. Les premières estimations sont évaluées à 70% des trois parcelles longeant la RN5 touchées par l’incendie qui s’est produit hier vers 11 heures. 2800 personnes sont ainsi sans-abri après les quatre heures de lutte contre le feu avec les moyens du bord. La commune rurale de Mahavelona Foulpointe n’est pas équipée de véhicule de sapeurs pompiers. Il a fallu faire venir de Toamasina à 55 kilomètres les matériels roulants de la commune urbaine de la capitale de la région et du grand port de l’Est. C’est dans cette lutte contre le feu qu’une personne est morte carbonisée, deux autres sont brûlées au premier degré. Il a fallu les faire évacuer vers le CHU de Toamasina. En outre, six autres blessés légers sont soignés sur place même. Une jeune femme de 21 ans, choquée par l’ampleur des dégâts, est hospitalisée au CSB2 de Foulpointe.
Les faits. Le feu s’est propagé d’un bungalow. A l’origine, une familiale préparait le déjeuner dans la cour à l’intérieur même d’une voiture. Et l’irréparable s’est produit. Selon les informations recueillies sur place, une déflagration s’est produite. Un incendie s’est déclaré. La voiture a été calcinée et le feu s’est propagé aux bungalows environnants. Les Quads, ces sortes de moto à quatre roues qui sont à louer installés juste à côté ont été à leur tour la proie des flammes et devenus vite irrécupérables. D’autres voitures ont subi le même sort. La majorité des maisons faites de matériaux locaux brûlaient engendrant d’épais nuages de fumée suffoquante. Il était alors impossible de récupérer les effets et biens de la population. Les habitants sont en majeure partie des commerçants et des restaurateurs. Cet incendie a touché en premier lieu la vie de la population locale car elle est coupée de tous les points d’approvisionnement en produit de première nécessité. Heureusement, le tourisme est épargné, les hôtels-restaurants sont du côté de la plage.

Extrait Midi Madagasikara – Parution N°7910 du 18-08-2009