Nos ressources naturelles sont exploitées à outrance sans que l’économie en profite. Il est plus qu’urgent que l’Etat prenne les mesures qui s’imposent.

La filière bois constitue l’un des principaux secteurs d’activités dans lesquelles les opérateurs semblent n’obéir à aucune loi. En effet, de source auprès de ce secteur justement, l’on apprend que les trafics de ressources naturelles s’intensifient et les auteurs agissent en toute impunité.

Selon les informations recueillies d’une source auprès de la région de la Sava (Sambava ; Antalaha ; Vohémar et Andapa), les coupes et les collectes de bois précieux, notamment le bois de rose, se poursuivent malgré «les mesures» prises au niveau de l’administration. Depuis un certain temps, le nombre d’opérateurs qui se lancent dans le trafic de bois précieux a été multiplié par quatre, nous indique un professionnel de la filière dans le Nord. Les coupes des ressources ne suivent pas les normes en vigueur et les ressources naturelles se trouvent gaspillées.

Epuisement des ressources

Cette situation, plus qu’alarmante, semble-t-il, n’attire pas l’attention des autorités compétentes, alors que celles-ci devraient se manifester pour stopper cette hémorragie de ressources forestières, qui plus est, sont très rares. «Le bois de rose est le plus prisé dans le nord», note notre source. En effet, selon les explications de certains opérateurs du Nord de Madagascar, les rondins de bois de rose et aussi d’autres essences de bois, sont transportés comme s’il s’agissait de bois ordinaire, qui ne sont nullement concernés par des lois strictes quant à leur exploitation.

A ce rythme, alertent les opérateurs en filière bois de la Sava, les ressources naturelles, notamment le bois de rose, dans cette partie de l’île, s’épuiseront d’ici peu. Alors face à cette situation, les opérateurs économiques, notamment ceux travaillant dans la filière, mais aussi et surtout les populations des localités où se pratiquent ces trafics en tous genres, tirent la sonnette d’alarme. Ces derniers tiennent à noter que ces façons de faire ne profitent pas à l’économie nationale puisque les recettes de ces ventes illicites échappent complètement aux contrôles de l’Etat. Ce qui entraînent de pertes énormes dans les caisses de celui-ci.

 

Extrait Midi Madagasikara – Parution N0 7904 du 11-08-2009