Outre une tournée africaine qu’il entamera à partir du mois de septembre, le groupe Mikea s’attend déjà à une tournée au Québec, en octobre 2010.
La belle aventure se poursuit pour Mikea. Il n’a presque plus le temps de souffler. Sitôt revenu d’une mini-tournée en France et en Allemagne durant le mois de juillet et en début août, Théo Rakotovao et sa bande se préparent actuellement pour un mois de tournée africaine. Le groupe se produira dans pas moins de dix pays : le Tchad, le Gabon, La République démocratique du Congo, le Congo Brazzaville, le Mali, le Burkina Faso, le Ghana, la Mauritanie, le Sénégal et le Cap-Vert…
Cette opportunité s’ouvre à Mikea, grâce au soutien de Cultures France, et en sa qualité de vainqueur de la dernière édition du Prix Découvertes de la RFI qui s’est tenue à Madagascar en novembre 2008. Ce sera l’occasion pour le groupe de promouvoir son second album, « Ta holy », dont une version remasterisée vient de sortir en Europe au mois de juin, sous le label français Contrejour. Cette entité est également le producteur du dernier album des 3’MA, la formation multinationale de Rajery.
En attendant, le chanteur annonce le prix offert récemment par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Musique crédible
Ce lot vaudra à Mikea une vingtaine de concerts au Québec, en octobre 2010. Une audition d’une centaine d’artistes émanant des pays francophones a été effectuée auprès de l’OIF à Bruxelles (Belgique). Le groupe Mikea s’y trouve le mieux positionné. «Ce choix de l’OIF confirme la crédibilité de la musique malgache lorsqu’on la travaille sérieusement», soutient Théo Rakotovao.
En mars, le chanteur en personne a bénéficié d’une résidence-création Musique multi-Montréal au cours de laquelle, il a pu (re)travailler son répertoire avec des musiciens de diverses nationalités. Parmi eux, un flûtiste vénézuelien, un percussionniste congolais, un flûtiste haïtien, deux trombonnistes canadiens et un accordéoniste moldavien. « C’était pour moi une expérience merveilleuse. Finalement, je suis convaincu que la musique malgache peut se jouer de différentes manières », confie le chanteur.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4380 du 08-08-2009