Le Fonds d’intervention pour le développement financé par la Banque mondiale accorde désormais la priorité à la sécurité alimentaire et à la protection sociale.
Priorité à la sécurité alimentaire et à la reconstruction. Après son intervention dans quatre domaines, à savoir la maîtrise d’ouvrage, le renforcement des capacités des communes, le développement communautaire et le fonds de développement en tant qu’agence fiduciaire de la Banque mondiale de 1993 à 2008, le Fonds d’intervention pour le développement (FID) change d’orientation.
Depuis le 19 janvier, il intervient surtout dans la lutte contre l’insécurité alimentaire et la reconstruction post-cyclonique. Cette dernière s’explique par le fait que Madagascar est une zone de passage des tempêtes. « Le pays est frappé par les cyclones presque tous les ans et le programme FID aura toujours des chantiers à réaliser », explique Mamisoa Rapanoelina, directeur de la Qualité et du suivi-évaluation. « La présence dominante des infrastructures sociales qui ne sont pas aux normes, conforte sa raison d’être », confirme Rasendra Ratsima, directeur général.
Dans ce cadre, le FID travaille en partenariat avec le Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC). Ce dernier élabore un rapport officiel sur les sites concernés par ces deux fléaux. Il servira de base pour le FID qui se concentrera sur les travaux d’assainissement et de réhabilitation.
En matière de protection sociale, les autorités morales et la société civile seront chargées de déterminer les personnes bénéficiaires.
Un montant de 40 millions de dollars est alloué à ce cinquième projet pour une durée de trois ans, de 2009 à 2011. Cependant, les travaux de réhabilitation concernent les dégâts cycloniques depuis 2007.
Mission de la Banque mondiale
Bien que l’accord ait été signé depuis quelques mois, les activités du FID n’ont pu débuter à cause de la crise.
Toutefois à la date du 20 juillet, la Banque a autorisé le décaissement du programme au même titre que ceux de la nutrition et de la lutte contre leVIH/ Sida. Une mission de la Banque mondiale va évaluer l’environnement dans lequel le programme sera mis en oeuvre.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4377 du 05-08-2009