La société civile a été on ne peut plus claire ce lundi 3 août à la Résidence Ankerana. Se référant aux données chiffrées du ministère de l’Economie du mois de mai 2009, la société civile répertorie au total 15 000 pertes d’emplois en raison de la crise. Se fondant sur les enquêtes effectuées par les groupements professionnels comme le GEM et le FIVMPAMA, elle établit 3 700 pertes d’emplois directs dans le commerce et le service. 153 entreprises, 55 établissements hôteliers et 51 entreprises en zone franche, relève-t-elle, ont dû avoir recours au chômage technique ; réduisant ainsi 2041 personnes, dont 823 dans le secteur tourisme, au chômage technique.

Si la crise perdure, c’est le KO pour le monde des affaires et le chaos social. Un crime que la société civile ne peut laisser faire, a-t-on compris des propos de Roland Razafindramanitra.

Représentant le secteur privé, Roland Razafindramanitra est convaincu que le sommet de Maputo ne peut aboutir qu’au succès. Il ne peut envisager une autre issue. Il exige des chefs de file des mouvances politiques, la signature d’une charte. Il ne peut pas en être autrement sinon c’est le pire. Si jamais il n’y a aucune signature, la société civile prendra ses responsabilités regrette-t-il sans indiquer de quoi il s’agit.

En tout cas, la charte du Panorama n’est qu’une charte comme il y en eut d’autres depuis le mois d’avril 2009 remarque-t-il, pour ne pas dire que cette charte ne satisfait pas la société civile.

Extrait Madagascar Tribune – mardi 4 août 2009