VIE DES ENTREPRISES. Une dizaine de sociétés ont déjà fermé leurs portes en raison de la crise durant le premier trimestre de l’année.

La liste est encore longue. En effet, la crise financière mondiale aggravée par la crise politique actuelle a affecté de plein fouet la vie des entreprises locales. Rien qu’entre la période de janvier à mai 2009, la direction provinciale du Travail a déjà enregistré 264 sociétés qui ont été touchées par le chômage technique dans la région d’Analamanga. Par contre, une dizaine d’autres ont dû fermer carrément leurs portes entraînant un licenciement collectif de leurs employés au nombre de 1 329 personnes durant le premier trimestre de l’année.

Plus de 10 000 employés au chômage

Les impacts négatifs de la crise qui s’intensifieront encore au fil du temps, d’après les observateurs aussi bien nationaux qu’internationaux, se font sentir au niveau de différents secteurs d’activité. On peut citer notamment la zone franche, le tourisme, les hôtels, les restaurants et les agences de voyages ainsi que le commerce et le secteur Import-Export. Ce qui a provoqué une dégradation brusque du niveau de vie de la population urbaine car 13 835 employés ont été mis en chômage technique entre janvier et mai dernier, leurs patrons n’arrivant plus à les payer. Sur lesquels, 10 919 personnes ont travaillé dans les entreprises franches, 2 041 personnes ont été employées des sociétés de Droit Commun tandis que le reste opérait dans l’hôtellerie. Et pour les sociétés fermées, 1 146 employés viennent de la zone franche. Cependant, il est très difficile de trouver en ce moment du boulot car les demandeurs sont nombreux à postuler un seul poste vacant, témoigne Holy, une chômeuse technique. Il faut aussi reconnaître que cette dizaine de milliers de chômeurs ont chacun une famille à nourrir. 

Déclarations des entreprises victimes

Les raisons évoquées sur la crise au sein des entreprises sont multiples. Il s’agit, entre autres, de la baisse de la commande internationale suite à la crise financière, de la réticence des touristes à venir à Madagascar à cause de l’insécurité et de l’incapacité des entreprises à couvrir elles-mêmes leurs charges d’exploitation. L’appui de l’administration à la relance de leurs activités s’impose afin que ces employés victimes puissent reprendre leur travail sinon le pire serait à venir. Notons que toutes ces statistiques ont été obtenues suite à la déclaration des entreprises en difficulté de janvier à mai. A part la mise à jour de ces chiffres, il y a également celles qui sont victimes mais n’ont pas déclaré leur cas, a-t-on conclu.

Extrait Midi Madagasikara – Parution N°7896 du 31-07-2009