L’achèvement de l’année scolaire pour les classes primaires n’a pas encore marqué le début des grandes vagues de départ pour les destinations vacances les plus prisées. En effet, les premiers indices qui indiquent les grands départs sont, notamment, les fréquences de remplissage des taxi-brousse reliant la capitale à ses principales destinations. Pour Mahajanga, en particulier, les transporteurs sont encore loin d’atteindre le pic de la saison avec une quinzaine de voitures par jour. Car depuis le début de la semaine, les coopératives de transport peinent à remplir quatre voitures par jour. Deux ou trois au maximum certains jours, pour la plupart des coopératives. Même réalité pour l’axe Est vers Toamasina, mais avec un nombre à peine plus élevé de véhicules remplis par jour. Les voyageurs qui viennent à Toamasina pour affaires, sont alors les plus nombreux.
Côté prix, les transporteurs n’ont pas encore joué la carte de la hausse, même après avoir sous-entendu, il y a quelque temps, lors de la dernière hausse du prix des carburants, qu’une révision du tarif allait être inévitable lors de la période des grandes vacances. Ils n’en sont pas encore là pour l’instant car les tarifs pratiqués sont encore les mêmes et il n’est pas rare que les voyageurs marchandent lors de la réservation ou de l’achat du ticket.
Taux de remplissage. Evidemment, les professionnels de l’hébergement attendent avec impatience l’arrivée des vacanciers. Avec un premier semestre catastrophique, ils comptent sur les grandes vacances pour redresser ce qui peut encore l’être. Mais ce ne sont pas tous les vacanciers qui descendent à l’hôtel. Pour les familles à budget limité, d’autres formules d’hébergement font l’affaire. Loger chez des membres de la famille qui, eux, sont des habitants de la ville destination. D’autres particuliers proposent également leurs services en mettant sous location leurs biens situés dans les villes les plus prisées, notamment Toamasina, Mahajanga et autour de Foulpointe. Il s’agit notamment de villas ou de locaux privés que leurs propriétaires louent durant les vacances à des prix nettement inférieurs aux prix des chambres d’hôtel. Tous les ans, le phénomène se répète, faisant jaser les vrais professionnels de l’hébergement pour le manque à gagner qu’ils enregistrent. Mais le pouvoir d’achat de la plupart des familles de la classe moyenne fait que les chambres d’hôtel ne sont pas toujours à leur portée. Aussi, ces formules de location par des particuliers sont-elles les meilleures solutions pour eux.

Extrait Midi Madagasikara – Parution N°7893 du 28-07-2009