« La vente du riz à 500 ariary le kilo a entraîné des chamboulements au niveau des paysans ». C’est ce qu’a affirmé le premier responsable de la plate-forme riz, Andry Rakotomavo. Une affirmation faite ce jeudi 16 juillet 2009, au siège de la Banque Mondiale Anosy, à l’occasion d’une table ronde organisée par cette institution, portant sur la politique du riz à Madagascar. Ainsi, si l’arrivée du riz à 500 arriary le kilo est censée amortir le coût de la crise que Madagascar a traversé, cela a créé des désordres aussi bien au niveau des producteurs de riz qu’au niveau des collecteurs.

« Certains collecteurs n’ont pas hésité à arnaquer les paysans producteurs de riz » dixit Andry Rakotovao. Les collecteurs ont expliqué aux paysans que le riz doit être vendu à 500 ariary le kilo dans la capitale. Ainsi, ils sont arrivés à réduire le prix du paddy jusqu’à 150 ariary le kilo selon l’affirmation de la plate-forme riz. Il s’agit purement de l’arnaque, vu que sur le marché dans la capitale, le prix est resté au dessus de 850 ariary. Or le riz à 500 ariary de la Haute Autorité de Transition (HAT) n’était disponible qu’en des points de distribution limités, avec un quota pour les acheteurs, sans parler des contraintes auxquelles les intéressés devaient se soumettre, telles les longues files devant ces points de vente.

Situation actuelle

Actuellement, certains riziculteurs de la région du Lac Alaotra sont prêts à boycotter le payement de leur crédit, faute de moyens pour le faire. L’importation de riz à 500 ariary a aussi créé un malaise chez les opérateurs importateurs. Elle a compromis les investissements de ces opérateurs car le riz à 500 ariary a suffisamment perturbé en influant le cours du marché de la capitale.

La plate-forme riz a déjà envoyé une lettre de notification à Andry Rajoelina, président de la HAT, selon l’affirmation de Andry Rakotovao. Cette lettre suggère l’enlèvement de tout riz à bas pris du circuit commercial. « Il faut mettre le riz à 500 ariary le kilo sur le circuit caritatif, en s’adressant au CRS ou au BNGRC. »

Extrait Madagascar Tribune – vendredi 17 juillet 2009