La coupe illicite des arbres dans les réserves naturelles se révèle être un phénomène inquiétant. Le contrôle manque de rigueur.
Les réserves naturelles, sont exposées à un danger. Le manque de vigilance accru sur le contrôle des parcs est une menace permanente. Jusqu’ici, l’hémorragie persiste, malgré les mesures prises par le ministère. Récemment, la communauté environnante du corridor Mantadia-Zahamena, dans la région Alaotra Mangoro, s’est indignée de l’invasion des voleurs d’arbres. « Nous avons déjà formulé nos plaintes auprès des responsables mais la situation empire », déplore un paysan de Moramanga. Le cas des villageois d’Alaotra Mangoro n’est pas isolé. L’exploitation sauvage de la réserve de Masoala inquiète la population. « La sortie clandestine des bois précieux réapparaît ces derniers temps. Nous craignons l’aggravation de la situation», se plaint un villageois.
Cette affaire demeure complexe à cause du manque crucial d’agents de terrain. « Nous ne sommes pas en mesure de payer chaque agent, moyennant 20.000 ariary par jour. On se contente des contrôles inopinés», expose Raymond Rakotondrasoa, directeur général des Eaux et forêts dans la région Sava, en charge partielle de la réserve de Masoala.
Un contrôle strict
Pour sa part, le directeur de Madagascar national park (MNP), à Masoala, Haja Salava avance une solution rationnelle pour résoudre le problème. « L’infraction nécessite un contrôle strict à partir de la communauté villageoise, en passant par les gestionnaires de parc. Toutefois, le déficit en agents de terrain constitue toujours une grand lacune », révèle-t-il. Il rajoute que ses 41 agents de terrain sont en nombre insuffisant pour surveiller plus de 500km de limites de forêt.
La mise en détention préventive d’une trentaine de personnes, impliquées dans le trafic de bois de rose issu de la réserve de Masoala ces derniers mois, n’a pas empêché d’autres malfaiteurs d’abattre encore des arbres.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4351 du 06-07-2009