Les prix des légumes ont connu une hausse assez conséquente, ces derniers jours, sur les marchés de la capitale. Le kilo de haricot vert, par exemple, a atteint les 1 600 ariary, alors qu’il était proposé entre 1 000 et 1 200 ariary, il y a encore une semaine. «La tomate, la carotte, le concombre, le poivron… Bref, aucune variété de légumes et de ‘’anana’’ n’a été épargnée par cette envolée des prix », déplore une mère de famille. «J’ai déboursé aujourd’hui le double de mon budget habituel pour acheter la même quantité de légumes pour ma provision hebdomadaire », indique-t-elle.
Pour les marchands de légumes, cette flambée des prix, ‘’ bien indépendante de leur volonté’’, est incontournable. Ils avancent au moins trois raisons pour se justifier : « La fête, l’hiver, et la dernière hausse des prix du carburant ». «Les marchandises se font rares puisque c’est l’hiver. Aussi, les grossistes ont-ils révisé leurs tarifs à la hausse. Mais ils profitent également de la période de fête pour faire un peu de surenchère. Par ailleurs, la récente augmentation des prix du carburant a aussi engendré une légère hausse des frais de transport pour les marchandises », explique Ra-Berthine, une marchande de légumes à Ambohimirary. « Ces différentes charges supplémentaires, nous sommes bien obligés de les répercuter sur les prix de nos marchandises. Toutefois, pour ne pas trop pénaliser les clients, qui ont aussi du mal à s’en sortir avec la conjoncture actuelle, nous avons dû réduire nos marges », poursuit-elle dans ses explications. Eh oui, les familles digèrent difficilement cette envolée des prix des légumes.

Extrait Midi Madagasikara – Parution No 7867 du 27/06/09