La réembauche du personnel dans les hôtels de la capitale s’annonce difficile. Les touristes ne viennent pas à Antananarivo à cause de la crise.
Coup dur pour les hôteliers de la capitale. Compte tenu de la crise, la destination reste déconseillée par plusieurs pays dont l’Italie, la Belgique ou la Norvège. Le Quai d’Orsay appelle quant à lui à la prudence concernant le passage à Antananarivo. De ce fait, des touristes une fois arrivés à Ivato, prennent la route vers les provinces.
« En général, les touristes que nous avons transportés ne viennent pas au centre. S’ils atterrissent dans la matinée, ils se mettent directement en route vers les provinces », avance un responsable auprès de Transair. « S’ils partent pour le Sud, ils s’arrêtent à Antsirabe ou à Fianarantsoa. Au cas où leur avion atterrit dans la nuit, ils attendent à Ivato pour tout de suite partir de bon matin », poursuit-il.
Réembauche obligatoire
Si les opérateurs des provinces restent optimistes sur la haute saison, ceux de la capitale craignent le pire. « Les mois de juin-juillet ont été toujours très difficiles pour les hôteliers d’Antananarivo. Cette année nous avons une prévision de 5 à 10% pour cette période », indique Eric Koller, président de la Fédération des hôteliers et restaurateurs de Madagascar (Fhorm).
Des opérateurs ont décidé de déposer une demande auprès du ministère de tutelle en vue d’une extension de la durée de chômage technique pour impossibilité d’un nouveau recrutement. Jusqu’ici, aucune réponse n’a été obtenue.
« Les employés envoyés en chômage technique début février doivent être réembauchés à la fin de ce mois. Mais comme nous sommes toujours en difficulté, la réembauche est quasi-impossible », indique un gérant hôtelier. « Nous sommes dans l’embarras car nous serons obligés de licencier », continue ce dernier. Depuis janvier, certaines infrastructures restent fermées. C’est le cas de l’hôtel Dune.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4326 du 05-06-2009