Le sommet de l’Union Africaine, bien que celle-ci n’aura finalement pas lieu à Madagascar, aura déjà fait du bien au secteur hôtelier, notamment dans la capitale. En effet, Antananarivo est en train de se renforcer en matière d’infrastructures d’accueil. La Ville des mille se voit dotée de nouveaux hôtels de standing international alors que dans les autres (ex)provinces du pays, les professionnels du voyage se battent toujours pour trouver des chambres disponibles pour leurs clients.

174 chambres pour l’Hôtel Ibis d’Ankorondrano ; une quarantaine de nouvelles chambres pour Tamboho Hôtel au Tana Water Front ; et pas plus tard qu’avant-hier, des promoteurs hôteliers ont procédé à l’inauguration de leur établissement, en l’occurrence Tana Hôtel, qui offre 31 chambres. L’on attend encore que les autres chantiers, lancés dans le cadre de ce sommet de juillet 2009 se terminent pour voir d’autres établissements s’ouvrir.

Certes, les promoteurs sont déçus, leur attitude est d’ailleurs compréhensible, mais les infrastructures nouvellement créées profiteront au tourisme tananarivien. Toujours faut-il que les opérateurs touristiques de la capitale puissent faire de cette dernière une destination touristique à part entière. La majorité de ces promoteurs, les concernés ne le contrediront pas, ont avant tout misé sur cette rencontre des chefs d’Etats africains mais n’ont pas forcément pensé au développement du tourisme à Antananarivo.

Mais la capitale a-t-elle les moyens de retenir les touristes un peu plus longtemps ? Pour l’instant, Antanarivo reste un lieu de transit pour les touristes. Ce sont surtout les businessmen qui sont obligés d’y rester plusieurs jours. Malgré les efforts et les campagnes de promotion menées par les opérateurs touristiques tananariviens pour justement lancer Antananarivo en tant que destination touristique à part entière, Tana et ses environ n’attirent pas encore les visiteurs. Alors, les professionnels du secteur devront se pencher sur le sujet. Faut-il encore rappeler que des dizaines de milliards d’ariary viennent d’être injectés dans les infrastructures d’accueil de la capitale. Des investissements de ce type, s’ils sont effectués au niveau des sites touristiques, pourraient beaucoup aider le tourisme.

Extrait Midi Madagasikara – Parution N° : 7846 du 2 juin 2009