Une ONG s’est penchée sur le sort des pêcheurs durement touchés par le passage des cyclones. Ils ont pu alors bénéficier d’une formation et des matériels.
L’union fait la force. Les pêcheurs du fokontany de Tanambao I, de la commune rurale d’Ampasina Maningory, dans le district de Fénérive-Est se sont organisés pour former des groupements.
Ils récoltent actuellement les retombées positives de cette nouvelle organisation. L’initiative est née de l’intervention de CARE Madagascar, dans son programme Urgences, au lendemain du passage de cyclone Ivan qui a frappé de plein fouet cette région, l’année dernière. L’opération a bénéficié du financement du Département international pour le développement.
Ces groupements ont obtenu un renforcement de capacité en socio-organisation et vie associative. En outre, ils ont reçu des kits de pêche dont des filets de 300 m2 de surface.
Rendement
« L’un des objectifs consiste à permettre à tous les membres de résoudre en commun leurs problèmes et de développer une confiance mutuelle », note un responsable de CARE Madagascar.
533 pêcheurs appartenant à différentes associations du district de Soanierana Ivongo et de Fénérive-Est ont pu suivre la formation dispensée par des agents de CARE. Différents thèmes et techniques de pêche ont été dispensés à ces pêcheurs traditionnels.
« Nous avons appris par exemple la technique d’amélioration de la conservation et de la transformation des produits de pêche. Il en est de même de la technique de montage et d’entretien de nos outils», s’enthousiasme Florent Zizouni, un des participants à la formation.
Ce regroupement naissant permet en outre un élargissement de leur horizon. «Nos productions ont connu une hausse significative. Avant, nous ramenions à la rive très peu de poissons en utilisant de petits filets. Maintenant, le rendement s’est amélioré», fait remarquer Sefomena Ernest, président de l’association FPA.
Cette entité rassemblant des pêcheurs de Tanambao I compte désormais écouler elle-même ses produits. La fixation des prix de vente auprès des grossistes reste un problème crucial depuis toujours.
«L’existence d’un groupement nous permettra de créer plus tard un point de vente pour que les grossistes puissent y acheter nos produits à de prix raisonnables », soutient Dadah Rolland, trésorier de l’association Acoimen. Il mentionne toutefois que des commerçants achètent les produits à de prix très bas, sans parler des impayés.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4308 du 13-05-2009