La Journée mondiale pour la protection des amphibiens a été célébrée mardi 28 avril dans la zone de conservation de Mandena, à Tolagnaro.
« Toutes les 500 espèces d’amphibiens de Madagascar sont endémiques, donc nous pensons que cela vaut la peine de les préserver comme celles qui se trouvent à Ambositra et Antoetra lesquelles sont vraiment en voie de disparition », explique Jean Baptiste, responsable de la zone de conservation de Mandena. « Cette première célébration est spécialement réservée au personnel de QMM. Mais pour l’année prochaine, nous allons la célébrer avec le grand public », ajoute-t-il.
Parmi les 2 000 espèces de grenouilles se trouvant dans le monde, 500 sont spécialement endémiques à Madagascar, dont 140 se trouvent dans la région de l’Anosy, autrement dit à Betroka, Andohahela, à Tsitongambarika et dans la zone de conservation de Mandena.
Réseau-trophie
Cette protection est la cause de la régénération de ces espèces partout dans le monde, car d’après les statistiques s’il n’y a pas de préservation, ces 2 000 espèces vont certainement disparaître après 100 ans.
Les amphibiens apportent une grande contribution à la survie de l’humanité. Par exemple pour la santé, les grenouilles se nourrissent d’insectes nuisibles comme les moustiques et les mouches. On les utilise aussi pour les recherches scientifiques.
Il y a aussi ce qu’on appelle le réseau-trophie, c’est-à-dire l’interdépendance en matière de nourriture sur les autres animaux qui mangent des grenouilles. Ils auront du mal à survivre sans les amphibiens. Dès lors, une association pour la protection des amphibiens, l’ACSAN, a choisi de participer à cette célébration.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4305 du 09-05-2009