Marché du travail. Plus de 80% des niveaux exigés sont le diplôme de baccalauréat et plus.

Au moins 300 postes par mois étaient offerts sur le marché du Travail au dernier trimestre de 2008. Mais ces offres d’emplois sont maintenant en baisse significative, compte tenu des impacts de la crise financière rajoutés aux conséquences des événements politiques qui secouent le pays, a-t-on appris de source auprès de l’OMEF (Observatoire Malgache de l’Emploi et de la formation). La prospection en terme de création d’emplois est en ce moment difficile car l’environnement des affaires ne le permet pas. Au contraire, les entreprises procèdent à la mise en chômage technique de leurs employés.

Une perte de 30 000 emplois

C’est le cas de la zone franche. Une perte d’environ 30 000 emplois y est prévue pour cette année, a-t-on appris, compte tenu de la baisse de la demande en textile et habillement sur le marché mondial, notamment aux Etats-Unis. L’éligibilité de Madagascar dans le cadre de l’AGOA est entre-temps compromise. Le flux des investissements permettant de générer de nouveaux emplois par le biais de la création ou de l’extension d’entreprises, stagne également en raison de l’insécurité, selon les opérateurs. La relance économique est pour l’heure floue, poursuivent-ils.

Le plus grand pourvoyeur d’emplois

Notons que le secteur tertiaire est le plus grand pourvoyeur d’emplois car 81,7% des offerts y proviennent, selon la statistique de l’OMEF. Ce sont notamment les organismes internationaux, le commerce, les projets et les ministères qui font du recrutement. Vient ensuite le secteur secondaire dans les branches d’activités des bâtiment et textile, avec un taux de 14,2%. Les formations requises par les employeurs sont la gestion qui s’affiche à hauteur de 40,44% ainsi que l’informatique avec un taux de 7,5% et l’agronomie pour un taux de 6,8%. Plus de 80% des niveaux d’instruction exigés sont le diplôme de baccalauréat et plus. Quant à la demande d’emplois, la tendance correspond au profil requis par les recruteurs, a-t-on conclu.

Extrait Midi Madagasikara – Parution N° : 7825 du 6 mai 2009