Le projet H.I.P WASH/DIORANO pour l’amélioration des pratiques de l’hygiène a débuté en 2006 dans la région d’Amoron’i Mania. De nombreuses communes rurales bénéficient actuellement de l’appui de ce projet financé par l’USAID et qui prendra fin cette année. Dans l’ensemble, les principes pour l’amélioration des pratiques d’hygiène ont été bien réceptionnées par les populations cibles, hommes, femmes et enfants de ces communes. C’est la partie « soft ». Quant aux pratiques d’hygiène sur les terrains qui constituent la partie « hard », les activités sont confrontées à de nombreuses contraintes majeures en milieu rural.

Objectifs

Le projet H.I.P WASH/DIORANO consiste à l’amélioration de l’Echelle de l’hygiène. Le but est que « chaque homme, chaque femme, chaque enfant dans le monde sachent l’importance de l’hygiène et profitent d’une eau potable et d’un système d’assainissement adéquat ». Autrement dit, les objectifs de Wash/« Diorano » sont de : contribuer à la réduction des maladies d’origine hydrique. Plus spécialement les diarrhées qui constituent l’une des principales causes de morbidité des enfants de moins de 5 ans. Améliorer les pratiques de l’hygiène autour des trois mots-clés à savoir : le lavage de mains avec du savon ; l’utilisation effective des latrines hygiéniques ; enfin, la préservation de la potabilité de l’eau du point de puisage jusqu’à la consommation. Ces pratiques d’hygiène autour de ces trois mots-clés permettent de réduire en conséquence le taux des maladies d’origine hydrique.

Contraintes

Ces pratiques d’hygiène sur les terrains et en particulier en milieu rural ne se sont pas faites sans problèmes. Des contraintes majeures qui sont liées principalement au changement de comportement et de mentalité, aux us et coutumes, à la faiblesse du pouvoir d’achat de la population, les difficultés d’accès et d’appropriation des infrastructures et des matériels, la dégradation de l’environnement, etc.
Le lavage de mains avec du savon : la majorité des habitants en milieu rural ne disposent pas de moyens pour avoir du savon en permanence. Ceci se manifeste par la précarité de l’hygiène corporelle des habitants. Les points de vente sont aussi parfois éloignés de leurs domiciles. L’eau est parfois difficile à trouver. Il faut du temps et de l’énergie. Il faut donc économiser l’eau pour les cuissons et les grands bains uniquement. L’utilisation effective des latrines hygiéniques, outre les handicaps inhérents aux us et coutumes, et la faiblesse du pouvoir d’achat de la population, ne permet pas d’accéder aux matériaux tels les dalles « sanplat ». La majorité des familles ne disposent pas de récipient pour stocker l’eau. Elles ont recours à n’importe quel ustensile pour recueillir l’eau sans se soucier de la préserver.

Extrait Midi Madagasikara – Parution N° : 7824 du 5 mai 2009