Les consommateurs s’étonnent depuis quelque temps de la flambée des prix sur le marché. Le coût du kilo de sucre, de l’huile et de la farine s’envole.
Une contrainte pour les ménages. Les prix des produits de première nécessité connaissent une hausse vertigineuse sur le marché. D’Analakely à Andravoahangy, les grossistes et détaillants ont augmenté le prix de certaines denrées indispensables au quotidien.
La hausse concerne surtout le sucre, la farine et l’huile en vrac. Le premier se vend dorénavant à Ar 1 800 contre Ar 1 500 il y a une semaine. Pour la farine, le sac de 50 kg est de Ar 70 000 contre Ar 59 000. « Une telle situation est provoquée par la perturbation des importations et nous n’avons pas encore été approvisionnés », explique Jean Claude, grossiste à Andravoahangy.
Cela n’est pas étonnant selon les concernés. « Les importateurs jouent la prudence du fait de la conjoncture actuelle et hésitent à spéculer. Il y a aussi le problème de sécurisation des marchandises car le transport intérieur n’est pas encore garanti ».
Stock non renouvelé
Notre interlocuteur qui veut garder l’anonymat, cite ainsi les vols subis par les chargements de Tiko sur la RN2 et qui ont traumatisé les importateurs. Il ajoute que le signal envoyé par la Haute autorité de la transition n’est pas encore rassurant.
Aucune prévision de renouvellement des stocks n’est signalée jusqu’ici. En attendant, les consommateurs demeurent les principales victimes.
« Je suis étonnée de voir combien les prix peuvent changer de manière flagrante en une semaine. Apporter Ar 5 000 au marché ne suffit plus car le sac risque d’être à peine rempli », affirme une mère de famille qui faisait ses provisions mensuelles aux pavillons d’Analakely hier.
Pour l’instant, l’huile en vrac coûte Ar 2 600. Mais des techniciens avancent déjà que la situation risque de se généraliser d’ici quelques semaines si la hausse persiste.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4301 du 05-05-2009