Trois nouveaux ouvrages sont présentés pendant la Journée mondiale du livre. Les orateurs témoignent ainsi leur engagement pour la promotion de la lecture.
Hier, c’était la Journée mondiale du Livre. Une manifestation organisée par l’Association des orateurs malgaches (Fimpima), à la Bibliothèque nationale d’Ampefiloha, figure parmi les rares programmées dans la capitale pour l’événement. Une occasion pour les orateurs d’exposer au public l’essentiel, ou presque, de tout le répertoire bibliographique du « kabary malagasy », riche de ses « petits » vingtaine d’ouvrages.
En effet, toujours dans le cadre de la célébration du 45è anniversaire de Fimpima, ses membres veulent marquer à jamais la présence incontournable de cette littérature essentiellement « orale » parmi la grande famille des livres en langue malgache. La sortie de trois ouvrages a été mentionnée officiellement au public.
« Actuellement que le livre a sa place dans notre société, nous ne sommes plus obligés de fouiller dans les traditions orales pour découvrir nos racines culturelles », fait remarquer Hanitriniaina Andriamboavonjy, présidente de l’association des orateurs malgaches (Fimpima).
Subventions
Mais malgré l’ambition de faire une plus large promotion, les moyens demeurent minimes. Ainsi, « Les cotisations de tous les membres ont permis l’édition de l’ouvrage. Et c’est toujours ainsi pour faire aboutir un projet de livre », avoue la présidente.
Ainsi, rien d’étonnant si chaque ouvrage n’est tiré qu’à peine à 500 exemplaires. Une production très faible par rapport aux quelque 7 millions de lecteurs potentiels du pays.
Pour faire face à cette difficulté d’édition, la politique envisagée par l’Etat perdure à la phase du projet. « Pour un projet d’édition massive subventionnée par l’Etat, nous avons déjà recueilli pas mal d’oeuvres d’auteurs que nous estimons de valeur pour la culture et l’éducation nationales. Des pourparlers auprès des éditeurs ont été aussi entamés », confie Charles Morin Poty, directeur des Arts et de la culture au sein du ministère de la Culture. Entamé depuis déjà au moins trois ans, cette initiative à du mal à connaître une suite favorable.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4293 du 24-04-2009